1 Meqabyan
Introduction1 Meqabyan 2
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Il y avait, dans la tribu de Benjamin, un homme nommé Meqabios.
Il avait trois fils, beaux et puissants, estimés dans toute la région.
« Allez-vous refuser de vous prosterner devant les dieux du roi et de leur sacrifier ? »
« Si vous refusez, nous vous arrêterons, nous vous mènerons au roi et nous détruirons vos biens. »
« Nous avons un Dieu devant qui nous nous prosternons : le Créateur du ciel, de la terre, de la mer, du soleil, de la lune et des étoiles. Lui seul est le vrai Dieu en qui nous croyons. »
Ils étaient quatre chefs, chacun avec cinquante soldats en armes.
On voulut les saisir, mais ils échappèrent sans être blessés et partirent avec leurs armes.
L’un d’eux étranglait un ours comme on étrangle un poulet.
Un seul coup de pierre ou de bois lui suffisait pour tuer un lion.
Au combat, l’un d’eux pouvait abattre cent hommes avec une seule épée. Leur renommée se répandit partout.
Force, beauté, faveur, éloquence : ils réunissaient tout cela.
Leur visage était beau ; leur cœur l’était davantage, car ils adoraient Dieu et ne craignaient pas la mort.
Ils effrayèrent les soldats, échappèrent à leurs mains et gagnèrent une haute montagne.
« Livrez-nous les hommes de Meqabyan, sinon nous brûlerons et détruirons votre ville ! »
Pauvres, riches, hommes, femmes, veuves, orphelins crièrent vers la montagne : « Ne nous faites pas périr avec notre ville ! »
Ils pleurèrent ensemble et craignirent Dieu.
Ils se tournèrent vers l’orient, levèrent les mains et prièrent : « Seigneur, devons-nous céder devant les transgresseurs de ta loi ? »
« Nous ne suivrons pas cet apostat qui met sa foi dans l’or, l’argent, le bois et la pierre faits de main d’homme. »
« Toi, tu es son Créateur, toi qui fais mourir et vivre ; lui, il verse le sang humain et dévore la chair humaine. »
« Nous ne voulons ni voir son visage ni entendre sa voix. »
« Si tu nous envoies, nous irons jusqu’à la mort pour toi ; mais nous ne sacrifierons pas à ses dieux. »
« De tout notre cœur nous nous confions en toi, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, toi qui sondes le cœur et les reins. »
« Tu sondes le cœur ; rien ne t’est caché, même le secret est découvert devant toi. »
« Nous n’avons pas d’autre Dieu que toi. »
« Donne-nous force et refuge afin que nous puissions aller jusqu’à la mort pour ton saint nom. »
« Tu as entendu Jacob en Égypte ; maintenant, Dieu saint, entends aussi notre prière. »
Deux hommes apparurent, beaux à voir. Des épées de feu tombèrent comme l’éclair ; ils moururent, puis se relevèrent aussitôt vivants.
Ils se relevèrent plus beaux qu’avant, rayonnant plus que le soleil.