1 Meqabyan
Introduction1 Meqabyan 12
Nuances du texte source · restitution Déployée
Voici ta honte, fille de Jérusalem, telle qu’elle a été écrite par le prophète : comme furent les œuvres et les fautes de Sodome et Gomorrhe, ainsi sont tes œuvres et tes fautes.
Comme pour Sodome et Gomorrhe, ta honte a été plantée comme leur vigne, dans la fornication et dans l’orgueil.
La pluie de l’humilité et de la miséricorde n’est pas descendue sur eux ; seule la pluie de l’orgueil et de la fornication a nourri leur vigne, qui n’a fait pousser que violence, avidité, tromperie, sang versé et oubli du nom de Dieu.
Ils n’ont pas reconnu leur Créateur, mais se sont attachés à leurs idoles et à leurs mauvaises œuvres ; ils se réjouissaient de l’œuvre de leurs mains et pratiquaient des unions avec des animaux et avec des hommes.
Le motif de la perception spirituelle est relié à celui du fruit moral.
Même lorsqu’ils pressent leur raisin, leur vin devient un poison mortel, car cette vigne a été plantée dans la malédiction et son fruit apparaît au temps de l’épreuve.
Il n’y a rien de bon dans leurs sarments : leur vigne a été arrosée par la rosée du Shéol et ses branches ont été durcies par un vent brûlant.
Même lorsqu’elle porte du fruit et qu’on le presse, ce fruit devient corruption et châtiment ; ceux qui le boivent voient leur cœur s’endurcir, deviennent haineux et s’éloignent de Dieu.
Cette vigne devient une demeure du diable, parce qu’ils marchent dans ses mauvaises œuvres ; la vigne de Sodome prend racine, dévore et monte jusque dans les montagnes et les arbres.
Elle couvre le Baal qu’ils adorent dans le cercle rituel et sacrifie ses fils et ses filles aux démons, qui ne connaissent ni bien ni mal.
Ils répandent le sang innocent et, dans leurs images sculptées, pressent le vin des grappes du jardin de la vigne de Sodome.
Le nom de Dagon est explicitement relié aux Philistins.
Ainsi elle ne reconnaît pas son Créateur, son Dieu, qui l’a toujours nourrie et protégée depuis son enfance, à travers sa jeunesse et sa vieillesse, jusqu’au jour de sa mort.
Le jugement est explicitement placé au moment de la résurrection.
L’ironie sert à démontrer l’impuissance des idoles.
Principe de rétribution symétrique.
Elle a déshonoré mon nom, pourtant invoqué sur elle, alors qu’on disait : « Voici le peuple de Dieu, la maison du Seigneur d’Israël, la demeure du nom du Très-Haut, Jérusalem, Saint des saints, ville du grand Roi. »
Elle se glorifie en moi comme si elle était ma servante et moi son Seigneur ; pourtant elle ne me craint pas, ne fait pas ma volonté et me résiste comme une rebelle.
Elle se rend esclave de dieux étrangers qui ne la nourrissent pas, ne la font pas grandir et ne la vêtent pas ; ils ne sont devenus pour elle qu’une occasion de chute.
Ils l’éloignent de moi pour l’égarer ; elle leur sacrifie, mange leurs sacrifices, verse des libations, boit leur vin, brûle leur encens, en respire le parfum ; ils lui commandent et elle leur obéit.
Elle sacrifie encore ses fils et ses filles et se réjouit de l’œuvre de ses mains et du travail de ses lèvres, criant vers ces dieux à cause de l’amour qu’elle leur porte.
Le langage reprend une formule eschatologique forte du corpus.
Verset-charnière de l’apostrophe.
Rétribution et responsabilité morale sont réunies.
Puisque tu as négligé ma parole et rompu l’alliance par laquelle tu devais garder mon commandement, je ne hâterai pas ton secours comme auparavant lorsque je te sauvais de tes adversaires.
Tu n’as gardé aucune de ces choses ; c’est pourquoi je t’ai laissée, et au jugement je te demanderai compte. Ne t’avais-je pas créée, donné ma parole et bénie pour que tu sois à moi ?
Courte formule d’auto-exclusion.
Je les ai consumées dans ma colère : tu es de leur racine, de Sodome et Gomorrhe, que j’ai déracinées et dont j’ai effacé le souvenir de la terre à cause de leurs pratiques, de leurs unions entre hommes et de leurs relations sexuelles avec des hommes et des animaux.
Il n’y avait aucune crainte de Dieu devant leurs yeux, du plus petit au plus grand ; personne ne reprenait son prochain, mais tous s’encourageaient mutuellement dans le mal, l’injustice et la cupidité.
Dans leurs pensées étaient établis toute œuvre mauvaise, l’orgueil, la tromperie et l’avidité.
Le verbe de déracinement reprend l’image de la vigne.
Et cela demeure jusqu’au jour du jugement, jusqu’au grand jour du jugement, car elles furent liées dans le péché ; il ne leur fera pas miséricorde ni grâce, car elles m’ont provoqué par la méchanceté de leurs œuvres.
Ainsi toi aussi, fille honteuse de Jérusalem, tu seras liée au jour du jugement et tu ne trouveras aucune excuse lorsque la colère te saisira, car tes œuvres sont avidité, tromperie, fornication, mensonge et toutes sortes de voies d’égarement.
Je t’avais destinée à l’honneur, mais tu t’es destinée toi-même à la honte ; je t’avais dit : « Sois à moi », mais tu t’es donnée à un étranger.
Je t’avais choisie pour les choses saintes, mais tu es devenue au diable ; je te rendrai donc selon le mal de ta conduite.
Je prolongerai sur toi la rétribution du mal parce que tu n’as pas écouté ma parole ni gardé le commandement que je t’avais donné au temps où je t’aimais ; ainsi je rendrai aussi à tous les pécheurs qui te ressemblent selon leurs œuvres au jour du jugement.
Formule synthétique.
Apostrophe brève.
Le lien familial est moral et typologique.
Le refrain de la parole non gardée revient.
Image de transfert des biens au jour du renversement.
Le regret eschatologique est encore présent.
Promesse concise.
Conclusion positive après un long chapitre de jugement.