1 Hénoch
Introduction1 Hénoch 9
Analyse du texte source · restitution Philologique
παρακύπτειν = se pencher pour regarder. Le grec conservé nomme Michel, Uriel, Raphaël, Gabriel ; le guèze transmet Michel, Gabriel, Suriel, Urian. Divergence anthroponymique substantielle, à ne pas harmoniser silencieusement.
Le grec est elliptique mais clair dans son mouvement spatial : la clameur atteint les portes célestes. Le guèze renforce la personnification de la terre.
ἐντυγχάνειν et κρίσις appartiennent au champ judiciaire/intercessif. Le guèze s’adresse explicitement aux « saints du ciel ».
Le témoin grec OCP ajoute à la fin de l’unité une sentence contre les chefs (« alors le Très-Haut ordonna… ») qui rompt le discours et n’est pas soutenue par le guèze à cet endroit. Elle est traitée comme élément textuellement déplacé, non intégrée à la Lecture.
φανερά καὶ ἀκάλυπτα = manifestes et découvertes. Le guèze ajoute explicitement : « tu vois tout et rien ne peut se cacher de toi ».
μυστήρια τοῦ αἰῶνος peut signifier « mystères du monde/âge ». Le guèze parle de « secrets du monde » accomplis au ciel. Le sens exact de la dernière relative grecque est heurté.
Le grec et le guèze s’accordent sur la responsabilité hiérarchique de Semiazaz.
συνεκοιμήθησαν = coucher ensemble ; ἐμιάνθησαν = être souillés. Le guèze emploie également un vocabulaire de souillure.
Le grec emploie τιτᾶνας, « Titans », là où le guèze poursuit la terminologie des géants. Lecture contextualisée : « géants ».
La fin grecque est syntaxiquement difficile : οὐ δύναται ἐξελθεῖν ἀπὸ προσώπου… peut exprimer l’impossibilité pour le cri de cesser/disparaître devant l’ampleur de l’iniquité. Le guèze confirme la montée continue de la plainte.
Le guèze reformule la dernière demande : « quelle solution devons-nous leur appliquer ? ». Le sens est celui d’une requête d’ordre divin.