1 Hénoch
Introduction1 Hénoch 9
Nuances du texte source · restitution Déployée
Quatre archanges deviennent témoins célestes de la violence terrestre. Le guèze diffère dans la liste des noms, donnant notamment Suriel et Urian ; la restitution principale suit ici le grec conservé tout en signalant la variante.
La plainte terrestre est désormais entendue dans le domaine céleste ; la formule prépare une requête judiciaire devant le Très-Haut.
Le langage est judiciaire : les victimes demandent que leur affaire soit introduite devant la juridiction suprême de Dieu.
La prière ouvre par une doxologie de souveraineté universelle avant d’exposer l’accusation. Une phrase supplémentaire du grec OCP semble annoncer prématurément l’ordre de lier les chefs ; elle n’a pas d’équivalent ici dans le guèze et paraît intrusive dans cette unité.
La plainte repose sur l’omniscience et la souveraineté divines : Dieu n’a pas besoin d’être informé, mais il est invoqué comme juge de faits qu’il connaît déjà.
L’accusation contre Azazel porte à la fois sur la diffusion de l’injustice et sur la divulgation de savoirs célestes réservés.
La responsabilité de Semiazaz est aggravée par sa fonction de chef : son autorité devient un élément de l’accusation.
Le discours résume les deux volets de la transgression des Veilleurs : union interdite et transmission de savoirs corrupteurs.
Les femmes ont enfanté des géants, et toute la terre s’est remplie de sang et d’injustice à cause d’eux.
La plainte des morts donne à la scène une dimension eschatologique : les victimes continuent de réclamer justice au-delà de la mort.
La prière se clôt par une demande d’instruction : les archanges reconnaissent l’omniscience divine mais attendent un mandat explicite pour agir.