1 Hénoch
Introduction1 Hénoch 22
Analyse du texte source · restitution Philologique
Le guèze correspond étroitement : grande montagne occidentale, élevée, roche ferme.
Le grec est plus développé que le guèze ici. La distinction quatre cavités / trois séparations au v.9 est un problème de structure textuelle à signaler en S2.
L’expression « esprits des âmes » reflète le grec πνεύματα τῶν ψυχῶν. Le guèze présente une formule parallèle.
διορισμός / διορισμένος χρόνος = détermination, temps fixé. Le guèze souligne également la durée jusqu’au jugement majeur.
Le grec passe du pluriel au singulier « sa voix », car il prépare l’identification d’Abel. Le guèze garde le pluriel au début.
ἐντυγχάνειν = intercéder/porter plainte. Le contexte est judiciaire.
Le texte applique la plainte au meurtre primordial. La formulation sur l’extinction de la descendance de Caïn est propre à cette tradition et ne doit pas être harmonisée.
κυκλώματα peut désigner enceintes, compartiments ou cavités. Le guèze parle de séparation en vue du jugement.
La tension entre « quatre lieux » v.2 et « ces trois » v.9 est réelle. Hypothèse possible : trois séparations structurent quatre compartiments ; à ne pas transformer en certitude.
Le grec et le guèze concordent sur l’absence de jugement antérieur.
Le grec est amplifié et syntaxiquement irrégulier. Le guèze conserve le motif de grande souffrance, châtiment et vengeance/rétribution.
Le texte est difficile mais le guèze confirme plainte, révélation de la perte et meurtre aux jours des pécheurs.
Le grec est textuellement très difficile et peut contenir des gloses. Le guèze est plus net : pécheurs « accomplis dans le péché » dont les âmes ne seront pas tuées au jugement et ne seront pas relevées d’ici. Toute théologie systématique à partir de ce seul verset serait prématurée.
Le guèze ajoute « Seigneur de gloire et de justice qui règne sur tout pour toujours ».