Testament de Ruben
DossierTestament de Ruben 1
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S2 · statut canonique distinct
Avant de mourir, Ruben réunit dans un testament les conseils qu’il voulait laisser à ses fils ; il avait alors cent vingt-cinq ans.
Deux ans après la mort de son frère Joseph, la maladie le saisit. Ses enfants et ses petits-enfants vinrent se tenir autour de lui.
Ruben leur annonça qu’il arrivait au terme de sa vie et qu’il allait rejoindre ses ancêtres.
Lorsque ses frères Juda, Gad et Asher furent là, il demanda qu’on l’aide à se relever : avant que ses forces ne l’abandonnent, il voulait enfin dire à sa famille ce qu’il portait depuis longtemps dans son cœur.
Il embrassa les siens et pleura. Puis il leur demanda d’écouter attentivement l’avertissement d’un père qui parlait à partir de sa propre faute.
Il invoqua Dieu comme témoin et les supplia de ne pas répéter son égarement de jeunesse : son désir sexuel l’avait conduit à une conduite honteuse et à la profanation de la couche de son père Jacob.
Cette faute, expliqua-t-il, avait été suivie d’une longue souffrance physique. Pendant sept mois il avait été frappé, et il attribuait sa survie à la prière de son père Jacob devant le Seigneur.
Ruben avait trente ans lorsqu’il avait commis cette faute ; la maladie l’avait ensuite conduit durant sept mois jusqu’au seuil de la mort.
Il avait alors choisi de changer réellement de conduite et avait consacré sept années au repentir devant Dieu.
Il s’était imposé une discipline sévère : ni vin ni boisson forte, ni viande ni nourriture recherchée. Il avait porté le deuil de son péché parce qu’il le jugeait très grave, et il demandait qu’une telle faute ne se reproduise jamais en Israël.