Testament de Moïse
DossierTestament de Moïse 1
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Le témoin porte uniquement une suite de points signalant la lacune initiale ; aucune conjecture n’est introduite.
`bis millesimus et quingentesimus annus` donne littéralement « deux-millième et cinq-centième année » ; l’expression signifie 2500e année.
Le latin `numerus ... mus et .. mus et .... mus` est mutilé : les ordinaux ne sont plus récupérables. `profectionis fynicis` est conservé sans normalisation conjecturale.
`profectio` peut désigner départ ou marche. `amman` est reproduit comme toponyme transmis ; le texte latin est secondaire et parfois fautif.
`profetiae quae facta est a moysen` est un latin irrégulier ; le sens est celui d’une prophétie attribuée à Moïse.
Le latin chrétien écrit `iesum filium naue`, correspondant à Josué fils de Noun ; `probatum domino` signifie « approuvé/éprouvé par le Seigneur ».
`sanctis illius` est neutre substantivé dans le contexte : « ses choses saintes / objets sacrés » plutôt que des personnes saintes.
Le latin agglutiné `extribus eorum` se lit naturellement `ex/tribus` ou comme corruption de `tribubus`; le témoin anglais OCP comprend « their tribes ». Le latin ne dit pas « leurs pères ».
La séquence `quod locutus est in scenae dare de iesum` est fautive et ne permet pas de fixer tous les rapports syntaxiques. `testamentum` rend ici l’idée d’alliance.
`industria` exprime zèle/application ; `sine quaerellam` est grammaticalement fautif pour l’idée « sans plainte/reproche ».
`dominus orbis terrarum` : « Seigneur du monde/de la terre habitée ».
`propter plebem suam` peut se rendre « à cause de / pour son peuple » ; le texte affirme une finalité, non une chronologie.
La syntaxe de `eam inceptionem creaturae` est difficile. `arguantur / arguant se` joue sur « être convaincu, repris, confondu ». La restitution garde cette répétition sémantique.
`arbiter testamenti` peut être « arbitre, garant, médiateur de l’alliance ». `excogitauit et inuenit me` est une formulation inhabituelle, conservée en littérale.
`dormitio patrum` est un euphémisme funéraire. La fin `et palam omnem plebem` est elliptique ; « devant tout le peuple » est contextuel.
`ad recognoscendam tutationem librorum` : litt. « pour reconnaître la protection/garde des livres » ; la formulation latine est maladroite.
`chedriabis` est un terme rare/corrompu, généralement rattaché au cèdre et à la préservation. La littérale le signale sans surinterprétation.
`in respectu quo respicit` répète la racine du regard et peut évoquer une « visitation ». `consummatione exitus dierum` est une expression eschatologique difficile.