Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 7
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Joseph entra chez Pentéphrès, prit place sur un trône, se lava les pieds et reçut une table séparée, car il ne prenait pas ses repas avec les Égyptiens et considérait cela comme interdit pour lui.
En apercevant Aséneth à la fenêtre de l’étage, il demanda : « Qui est cette femme ? Qu’elle sorte de cette maison. »
Il redoutait qu’elle ne l’importune comme l’avaient déjà fait de nombreuses femmes de l’aristocratie égyptienne qui cherchaient à coucher avec lui.
Certaines, fascinées par sa beauté, lui avaient même envoyé des intermédiaires chargés d’or, d’argent et de présents de grande valeur.
Joseph avait toujours renvoyé ces dons en les réprimandant : « Je ne pécherai pas devant le Dieu d’Israël. »
Il gardait en mémoire le visage et les consignes de son père Jacob : se préserver de l’union avec une femme étrangère, présentée ici comme chemin de destruction.
C’est cette règle qui explique sa première réaction envers la femme aperçue à l’étage.
Pentéphrès le rassura : « Ce n’est pas une étrangère, mais notre fille. Elle est vierge, ne veut aucun homme, et aucun homme ne l’a jamais vue avant toi aujourd’hui.
Si tu l’acceptes, elle viendra te saluer : elle est pour toi une sœur. »
Ces paroles réjouirent profondément Joseph.
« Puisqu’elle est votre fille, qu’elle vienne. Elle est ma sœur, et désormais je l’aimerai comme telle. »