Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 7
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Joseph entra dans la maison de Pentéphrès, s’assit sur un siège d’honneur et se lava les pieds. On lui servit une table à part, car il ne mangeait pas avec les Égyptiens : cela lui était odieux. — cette séparation alimentaire est la formulation propre de cette œuvre et ne doit pas être confondue sans commentaire avec le point de vue égyptien de Genèse 43,32.
Joseph demanda à Pentéphrès et à toute sa famille : « Qui est cette femme debout dans la chambre haute, près de la fenêtre ? Qu’elle quitte cette maison. »
Joseph craignait qu’elle ne cherche elle aussi à l’importuner, car toutes les femmes et les filles des grands et des gouverneurs d’Égypte l’avaient sollicité pour coucher avec lui.
Beaucoup de femmes et de filles égyptiennes, frappées par sa beauté, lui avaient envoyé des messagers avec de l’or, de l’argent et des cadeaux précieux.
Joseph renvoyait ces présents avec de sévères reproches en disant : « Je ne pécherai pas devant le Dieu d’Israël. »
Il gardait devant ses yeux le visage de Jacob, son père, et se souvenait de ses commandements. Jacob aurait dit à Joseph et à ses frères : « Mes enfants, gardez-vous fermement de la femme étrangère et ne vous unissez pas à elle, car cela mène à la ruine et à la corruption. » — le vocabulaire de « communion / participation » est plus large que le seul sens sexuel, même si le contexte est relationnel.
C’est pourquoi Joseph avait demandé que cette femme quitte la maison.
Pentéphrès lui répondit : « Seigneur, celle que tu as vue dans la chambre haute n’est pas une étrangère ; c’est notre fille. Elle est vierge et refuse tout homme. Aucun autre homme ne l’a jamais vue, sauf toi aujourd’hui.
Si tu le veux, elle viendra te saluer, car notre fille est pour toi comme une sœur. » — le terme « sœur » établit ici une parenté symbolique avant le développement matrimonial du récit.
Joseph éprouva une grande joie en entendant Pentéphrès dire qu’elle était vierge et qu’elle refusait tout homme.
Il dit alors à Pentéphrès et à sa femme : « Si elle est votre fille, qu’elle vienne. Elle est ma sœur, et à partir d’aujourd’hui je l’aimerai comme ma sœur. »