Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 4
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Aséneth quitte sa tour pour retrouver ses parents, heureuse de leur retour.
Ils sont impressionnés par leur fille : elle est parée avec toute la splendeur d’une jeune femme vouée à l’univers religieux et aristocratique égyptien.
Ses parents lui remirent ce qu’ils avaient rapporté de leur domaine.
Aséneth accueillit avec joie cette abondance de fruits de saison, raisins, dattes, figues [colombes et grenades].
Pentéphrès changea alors de ton : il appela sa fille et lui demanda de s’asseoir entre ses parents pour l’écouter.
Aséneth prit place entre son père et sa mère.
Son père saisit sa main droite et lui demanda l’autorisation de parler comme un père à sa fille.
Il commence par Joseph : ce n’est plus l’esclave vendu qu’Aséneth imagine, mais l’homme à qui Pharaon a confié l’Égypte, celui qui organise le grain et protège le pays de la famine.
Surtout, son père le décrit comme un homme de Dieu : chaste, sage, instruit, porté par l’Esprit et accompagné de la grâce divine.
Sa proposition est claire : « Je veux que tu deviennes sa femme et qu’il soit ton époux pour toujours. »
Aséneth explose. Son corps réagit avant même ses mots : sueur, colère, regard dur.
Aséneth refusa vivement : elle ne voyait encore en Joseph qu’un étranger, un fugitif et un homme vendu.
Elle le réduisait au fils d’un berger venu de Canaan, abandonné puis emmené loin de son pays.
Elle répétait surtout l’accusation portée par sa maîtresse et son emprisonnement, sans savoir que l’histoire de Joseph présente cette accusation comme mensongère.
Elle lui préfère le fils aîné de Pharaon, symbole à ses yeux de prestige et de pouvoir.
Son père comprend qu’il est inutile d’insister. La rencontre avec Joseph devra d’abord renverser l’image qu’Aséneth s’est construite de lui.