Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 5
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le Seigneur a livré sa chair à la destruction : par le pardon des péchés, par le sang de son aspersion, nous sommes purifiés.
« Blessé pour nos fautes ! Brisé pour nos péchés ! Par sa blessure nous sommes guéris ! Comme une brebis vers l’abattoir ; comme l’agneau silencieux devant celui qui le tond ! »
Alors rendons grâce, sans mesure ! Le passé nous a été dévoilé, le présent nous instruit, l’avenir ne nous trouve pas sans intelligence.
Celui qui connaît le chemin de la justice et choisit les ténèbres tend lui-même le filet où il se perd.
Frères, écoutez encore : le Seigneur de tout, celui pour qui retentit dès l’origine : « Faisons l’homme à notre image », a accepté de souffrir par la main des hommes.
Pourquoi ? Les prophètes l’avaient annoncé. Il fallait qu’il se manifeste dans la chair, qu’il détruise la mort et qu’il montre la résurrection. Alors il a enduré.
Il accomplit la promesse faite aux pères ; il prépare un peuple nouveau ; il montre que celui qui relève les morts sera aussi le juge.
Il enseigna Israël. Il fit des signes. Il proclama. Il l’aima intensément.
Puis il choisit les apôtres : des pécheurs appelés à annoncer l’Évangile, pour montrer qu’il n’était pas venu chercher ceux qui se croient justes, mais les pécheurs.
S’il n’était pas venu dans la chair, comment aurions-nous supporté de le voir ? Nous ne pouvons même pas fixer le soleil, simple œuvre de ses mains !
Le Fils de Dieu est venu dans la chair : le mal qui avait poursuivi les prophètes jusqu’à la mort atteint son terme devant lui.
Le berger est frappé ; le troupeau est dispersé. Voilà la blessure qu’il accepte.
Il a voulu souffrir ainsi, sur le bois. « Épargne mon âme de l’épée ! » « Cloue ma chair ! » Les méchants se lèvent contre lui.
« J’ai livré mon dos aux fouets, mes joues aux coups ; j’ai rendu mon visage ferme comme le roc. »