Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 2
Structure du texte source · restitution Littérale · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Les jours étant donc mauvais et celui qui agit ayant lui-même l’autorité, nous devons, faisant attention à nous-mêmes, rechercher les justes prescriptions du Seigneur.
Les auxiliaires de notre foi sont donc crainte et persévérance, et ce qui combat avec nous : patience et maîtrise de soi.
Ces choses demeurant purement quant au Seigneur, se réjouissent avec elles sagesse, intelligence, science, connaissance.
Car il nous a manifesté par tous les prophètes qu’il n’a besoin ni de sacrifices, ni d’holocaustes, ni d’offrandes, disant tantôt :
« Qu’est pour moi la multitude de vos sacrifices ? dit le Seigneur. Je suis plein d’holocaustes ; graisse d’agneaux et sang de taureaux et de boucs, je ne veux pas, pas même quand vous venez paraître devant moi. Qui, en effet, a recherché ces choses de vos mains ? Vous n’ajouterez plus à fouler mon parvis. Si vous apportez de la fleur de farine, c’est vain ; l’encens est pour moi une abomination ; vos nouvelles lunes et les sabbats, je ne les supporte pas. »
Il a donc aboli ces choses afin que la Loi nouvelle de notre Seigneur Jésus Christ, étant sans joug de nécessité, n’ait pas l’offrande faite par l’homme.
Et il dit encore à leur adresse : « Est-ce moi qui ai commandé à vos pères, sortant du pays d’Égypte, de m’offrir des holocaustes et des sacrifices ?
Mais n’est-ce pas ceci que je leur ai commandé : que chacun de vous ne garde pas dans son cœur le mal contre son prochain, et n’aimez pas le faux serment ? »
Nous devons donc percevoir, n’étant pas sans intelligence, la pensée de la bonté de notre Père, lorsqu’il nous parle, voulant que nous ne cherchions pas, égarés de manière semblable à eux, comment nous lui apporterons.
À nous donc il parle ainsi : « Sacrifice pour le Seigneur : un cœur brisé ; odeur de bonne odeur pour le Seigneur : un cœur glorifiant celui qui l’a façonné. » Nous devons donc, frères, être exacts au sujet de notre salut, afin que le Mauvais, ayant fait en nous une entrée de l’erreur, ne nous projette pas loin de notre vie.