Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 1
Structure du texte source · restitution Littérale · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Réjouissez-vous, fils et filles, au nom du Seigneur qui nous a aimés, dans la paix.
Les justes prescriptions de Dieu envers vous étant grandes et riches, je me réjouis au-delà de quelque mesure et par excès au sujet de vos esprits bénis et glorieux : vous avez reçu ainsi, comme implantée, la grâce du don spirituel.
C’est pourquoi je me réjouis davantage encore avec moi-même, espérant être sauvé, parce que je vois véritablement en vous l’Esprit répandu sur vous depuis la riche source du Seigneur. Ainsi m’a frappé, à votre sujet, le spectacle de vous que je désirais.
Convaincu donc de cela et sachant avec moi-même que, vous ayant beaucoup parlé, je sais que le Seigneur a cheminé avec moi sur une voie de justice, je suis moi aussi entièrement contraint à ceci : vous aimer plus que mon âme, parce qu’une grande foi et un grand amour habitent en vous sur l’espérance de sa vie.
Ayant donc réfléchi à cela — que, si j’ai soin de vous communiquer quelque part de ce que j’ai reçu, cela me sera en récompense pour avoir servi de tels esprits —, je me suis appliqué à vous envoyer peu à peu, afin qu’avec votre foi vous ayez aussi la connaissance parfaite.
Il y a donc trois enseignements du Seigneur : espérance de vie, commencement et fin de notre foi ; justice, commencement et fin du jugement ; amour de joie et d’allégresse, témoignage des œuvres de justice.
Car le Maître nous a fait connaître par les prophètes les choses passées et les présentes, et nous a donné les prémices du goût des choses à venir ; voyant chacune d’elles se réaliser comme il a parlé, nous devons apporter plus richement et plus haut à sa crainte.
Mais moi, non comme maître, mais comme l’un de vous, je montrerai quelques choses par lesquelles vous vous réjouirez dans les circonstances présentes.