Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 19
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Barnabé décrit la voie de la lumière comme un chemin vers un but déjà déterminé : l’orientation intérieure doit devenir visible dans les œuvres.
Cette voie commence par le rapport à Dieu — amour, crainte, louange — puis se traduit en simplicité, humilité, refus de l’hypocrisie, §3 de l’arrogance et de tout projet mauvais contre le prochain.
Le texte enchaîne des interdits sexuels : fornication, adultère et paidophthorein, littéralement « corrompre les garçons », terme généralement associé dans ce contexte à l’exploitation sexuelle/pédérastique. Il demande ensuite que la parole de Dieu ne soit pas mêlée à l’impureté, que la correction soit impartiale et que douceur, silence et absence de rancune caractérisent le disciple.
La fidélité concerne aussi la parole et la vie : ne pas douter des promesses, ne pas employer vainement le nom du Seigneur, aimer le prochain au-delà de soi. Deux interdits distincts visent ensuite la suppression d’un enfant : « tuer un enfant dans la destruction », formule antique visant l’avortement, puis tuer celui qui est déjà né. L’éducation religieuse des enfants est placée en contraste avec ces violences.
L’éthique économique et sociale condamne convoitise, cupidité, recherche intéressée des puissants, instabilité et dureté envers serviteurs et servantes.
Le texte maintient les structures sociales de son temps mais rappelle que maîtres et serviteurs espèrent dans le même Dieu, qui ne choisit pas selon l’apparence.
Vient l’exigence du partage : ne pas absolutiser la propriété individuelle, maîtriser sa parole, vivre dans la pureté, §9 donner avec la même disponibilité que l’on reçoit, et honorer ceux qui transmettent la parole du Seigneur.
La perspective du jugement structure le quotidien : fréquenter les saints, travailler au relèvement des âmes, donner sans murmurer, conserver fidèlement l’enseignement, juger avec justice, §11 empêcher les divisions, réconcilier, confesser ses fautes et ne pas prier avec une conscience volontairement mauvaise.
Cette liste appartient à la tradition catéchétique des Deux Voies et doit être comparée à la Didachè sans supposer identité rédactionnelle parfaite.