Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 16
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Oikodomè, « construction/édifice », est opposée à Dieu comme véritable « maison ». La phrase polémique vise la confiance dans le sanctuaire matériel.
Barnabé combine des formulations prophétiques sur l’incommensurabilité de Dieu et sur le ciel comme trône.
La sentence « ceux qui ont abattu ce Temple le rebâtiront » est appliquée à une destruction de guerre et à une reconstruction par « les serviteurs des ennemis ».
La référence historique exacte reste débattue et ne doit pas être surdéterminée.
Le texte applique encore une prophétie à la remise de la ville, du Temple et du peuple d’Israël.
Le vrai naos, « Temple/sanctuaire », est celui que Dieu lui-même poiei kai katartizei, « fait et prépare ».
Le « logement du cœur » (to katoikètèrion tès kardias) était corruptible, plein d’eidôlolatreia et qualifié d’« maison de démons » : vocabulaire polémique de l’auteur.
La réception de l’aphesis des péchés et l’espérance dans « le Nom » produisent une recréation (palin ex archès ktizomenoi).
La syntaxe accumulative associe logos tès pisteôs, klèsis tès epangelias, sophia tôn dikaiômatôn et entolai tès didachès. La « porte du Temple » est explicitement glossée « c’est-à-dire la bouche » (ho estin stoma).
Le passage distingue le locuteur humain et « celui qui demeure et parle en lui ». La dernière phrase définit cette habitation comme pneumatikos naos, « Temple spirituel ». L’analyse historique du Temple juif doit rester distincte de cette théologie polémique chrétienne antique.