Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 16
Compréhension immédiate · restitution Clarté · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Je vous parlerai encore du Temple. Selon Barnabé, ceux qui ont mis leur confiance dans le bâtiment se sont trompés : leur espérance devait être placée en Dieu, leur Créateur, et non dans un édifice considéré comme la maison de Dieu.
Il invoque la parole : « Le ciel est mon trône et la terre l’escabeau de mes pieds. Quelle maison me bâtirez-vous ? »
Puis il cite : « Ceux qui ont détruit ce Temple le rebâtiront eux-mêmes. »
Il applique cette parole à l’histoire : le Temple a été abattu par les ennemis au cours de la guerre, et des serviteurs de ces ennemis participeront à sa reconstruction.
Il voit également dans l’Écriture l’annonce de la destruction de la ville, du Temple et du peuple.
Mais il demande ensuite s’il existe un véritable Temple de Dieu. Oui, répond-il : celui que Dieu lui-même construit et prépare.
Avant la foi, dit-il, notre cœur était une demeure fragile et corrompue, remplie d’idolâtrie et contraire à Dieu.
Après le pardon des péchés et l’espérance placée dans le Nom, nous devenons nouveaux ; Dieu habite réellement en nous.
Sa parole de foi, son appel, sa sagesse et ses commandements demeurent en nous ; il ouvre la porte du Temple — que Barnabé identifie ici à la bouche — et conduit, par la repentance, ceux qui étaient esclaves de la mort dans le Temple incorruptible.
Celui qui veut être sauvé ne regarde donc pas simplement l’être humain, mais Dieu qui habite et parle en lui. Voilà, pour Barnabé, le Temple spirituel édifié pour le Seigneur.