1 Clément
Dossier1 Clément 32
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Kath’ hen hekaston, « chacun un par un », souligne l’examen détaillé ; eilikrinôs signifie avec sincérité ou sans mélange. Le résultat est epignôsetai megaleia tôn dôrôn, la reconnaissance de la grandeur des dons accordés.
Le pronom ex autou renvoie à Jacob et à sa descendance. Leitourgein tô thysiastèri décrit le service cultuel des prêtres et Lévites. To kata sarka qualifie l’origine humaine du kyrios Ièsous. Les basileis, archontes et hègoumenoi sont rapportés à Juda. Skèptra désigne ici les autres tribus, dans le prolongement de dôdekaskèptron au chapitre 31.
Le triple contraste est décisif : ou di’ autôn, ni par eux-mêmes ; ou tôn ergôn autôn, ni par leurs œuvres ; ou tès dikaiopragias, ni par leur pratique de la justice. La cause affirmée est dia tou thelèmatos autou, par sa volonté.
L’argument est appliqué au « nous » chrétien : klèthentes, appelés, en Christô Ièsou par la volonté divine. Dikaioumetha est un présent passif, « nous sommes justifiés ». La série sophia, synesis, eusebeia, erga exclut les capacités et performances humaines comme fondement. Le contraste all’ dia tès pisteôs, « mais par la foi », est explicite. L’expression di’ hès pantas tous ap’ aiônos ho pantokratôr theos edikaiôsen universalise rétrospectivement ce principe à ceux que Dieu a justifiés depuis les temps anciens.