Tobie 2

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Sous Assarhaddon, je pus rentrer chez moi et retrouver Anna et mon fils Tobie. À la fête des Semaines, la Pentecôte juive, on prépara pour moi un beau repas de fête.

Lorsque je vis la table abondamment garnie, je dis à mon fils : « Va chercher parmi nos frères déportés un pauvre qui se souvienne sincèrement de Dieu. Qu’il vienne manger avec moi ; je t’attendrai. »

Tobie partit, mais revint bientôt en m’appelant : « Père ! Un homme de notre peuple vient d’être assassiné. Son corps a été jeté sur la place et y gît encore. »

Je me levai immédiatement, laissai le repas sans y toucher, retirai le corps de la place et le déposai dans une pièce afin de pouvoir l’enterrer après le coucher du soleil.

Je rentrai ensuite, me lavai et pris mon repas dans le deuil.

Je me souvins alors de la parole d’Amos annonçant que les fêtes seraient changées en deuil et les chants en lamentation ; cette parole prit pour moi un sens douloureusement concret, et je pleurai.

Quand le soleil fut couché, je creusai une tombe et j’enterrai l’homme.

Mes voisins se moquaient : « Il n’a donc toujours pas peur ! On a déjà voulu le tuer parce qu’il enterrait les morts, il a dû s’enfuir, et le voilà qui recommence ! »

Cette nuit-là, après m’être lavé, je m’endormis dans la cour contre un mur, le visage découvert à cause de la chaleur.

Je ne savais pas que des moineaux nichaient au-dessus de moi. Leurs fientes chaudes tombèrent dans mes yeux et y provoquèrent des opacités blanchâtres. Les traitements des médecins aggravèrent progressivement mon état jusqu’à ce que je devienne complètement aveugle. Je demeurai aveugle quatre ans ; mes proches s’en attristèrent, et Achikar m’entretint pendant deux ans avant son départ pour l’Élymaïde.

Pendant cette période, ma femme Anna dut gagner notre subsistance par des travaux textiles.

Elle livrait les ouvrages qu’on lui avait commandés et recevait son salaire. Un jour, le sept du mois de Dystros, ses employeurs lui payèrent tout ce qu’ils lui devaient et lui offrirent en plus un chevreau pour la maison.

Lorsque j’entendis le chevreau bêler, je demandai à Anna : « D’où vient-il ? N’aurait-il pas été volé ? Rends-le à ses propriétaires, car nous ne pouvons pas manger quelque chose qui proviendrait d’un vol. »

Elle m’expliqua qu’on le lui avait donné en plus de son salaire. Je refusai pourtant de la croire et insistai, irrité, pour qu’elle le rende. Alors elle me répondit : « Où sont donc maintenant tes actes de bonté et ta justice ? On voit bien ce qu’ils t’ont apporté ! »

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage