Tobie
IntroductionTobie 1
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Voici l’histoire de Tobit, issu de la tribu de Nephtali, fils de Tobiel et descendant d’Ananiel, Aduel, Gabaël, Raphaël, Ragouël et Asiel.
Il fut déporté de Thisbé sous le règne d’Énémessar, roi d’Assyrie. Sa ville se trouvait dans le territoire de Nephtali, en Haute-Galilée, vers l’ouest d’Asher et près de Phogor.
Moi, Tobit, j’ai cherché toute ma vie à marcher dans la vérité et la justice, et j’ai multiplié les actes de bonté envers mes frères et les gens de mon peuple déportés avec moi à Ninive.
Quand j’étais encore jeune en Israël, toute ma tribu de Nephtali s’était éloignée de la maison de David et de Jérusalem, le lieu choisi pour le sanctuaire et les sacrifices d’Israël.
Les gens de ma tribu allaient sacrifier au veau que Jéroboam, roi d’Israël, avait établi à Dan.
Moi, je continuais à me rendre régulièrement à Jérusalem pour les fêtes prescrites à Israël. J’y apportais prémices, premiers produits, dîme du bétail et premières tontes.
Je remettais ces offrandes aux prêtres, descendants d’Aaron, et je donnais aux lévites la dîme du blé, du vin, de l’huile et des fruits. Pendant six années, je transformais aussi la seconde dîme en argent afin de la dépenser à Jérusalem.
La troisième année, je distribuais ces biens aux orphelins, aux veuves et aux étrangers liés à Israël, conformément à la Loi de Moïse et aux instructions reçues de Débora. Je savais ce que signifiait être vulnérable, puisque mon père était mort et m’avait laissé orphelin.
Quand je fus adulte, j’épousai une femme de notre parenté ; elle me donna un fils que j’appelai Tobie.
Après notre déportation en Assyrie, j’arrivai à Ninive. Mes frères et mes proches mangeaient la nourriture des nations,
mais moi, je refusai d’en manger.
Je gardais en effet le souvenir de mon Dieu de toute mon âme.
Le Très-Haut me fit trouver faveur auprès du roi Énémessar, qui me confia la responsabilité de ses achats.
Pour son service, je voyageais jusqu’en Médie. Au cours de ces voyages, je déposai dix talents d’argent chez Gabaël, frère de Gabri.
Après la mort d’Énémessar, son fils Sennachérib lui succéda. Les routes vers la Médie devinrent impraticables et je ne pus plus retourner récupérer cet argent.
Sous le règne précédent, j’avais continué à pratiquer beaucoup d’actes de bonté envers les membres de mon peuple.
Je partageais mon pain avec ceux qui avaient faim et mes vêtements avec ceux qui étaient nus. Et lorsque je trouvais le corps abandonné d’un Israélite derrière les murs de Ninive, je lui donnais une sépulture.
Après son échec en Judée, Sennachérib fit tuer de nombreux Israélites. Je dérobais leurs corps pour les enterrer, si bien que lorsque le roi les fit rechercher ils avaient disparu.
Un habitant de Ninive me dénonça comme celui qui les ensevelissait. Sachant que le roi me recherchait pour me tuer, je pris peur et m’enfuis.
Tous mes biens furent saisis pour le trésor royal. Il ne me resta que ma femme Anna et mon fils Tobie.
Moins de quarante jours plus tard, deux fils de Sennachérib l’assassinèrent et s’enfuirent vers les montagnes d’Ararat. Assarhaddon devint roi et confia l’administration et les comptes du royaume à Achikar, fils de mon frère Anaël.
Achikar intercéda pour moi et je pus revenir à Ninive. Déjà haut responsable sous Sennachérib, il fut confirmé dans ses fonctions par Assarhaddon. C’était mon neveu et un membre de ma propre famille.