Siracide

Introduction

Siracide 25

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Trois formes d’harmonie sont particulièrement belles : des frères unis, des voisins qui vivent en bonne entente et un couple réellement accordé.

Trois contradictions lui paraissent particulièrement pénibles : la pauvreté accompagnée d’orgueil, la richesse accompagnée de mensonge et la vieillesse qui n’a pas appris la maîtrise de soi.

Si tu n’as rien cultivé pendant ta jeunesse, ne t’attends pas à trouver soudain un trésor de sagesse dans ta vieillesse.

Il est beau de voir l’âge mûr produire un jugement juste et les anciens devenir capables de conseiller.

La sagesse donne sa vraie beauté à la vieillesse, et le discernement donne sa valeur à l’honneur social.

La véritable couronne des anciens est l’expérience devenue sagesse ; leur vraie fierté reste la crainte du Seigneur.

Parmi les bonheurs de la vie, le texte compte la joie trouvée dans ses enfants et, selon la culture conflictuelle de son temps, la satisfaction de voir tomber ses ennemis.

Heureux celui qui partage sa vie avec une femme sensée, qui ne trébuche pas par sa langue et qui n’est pas soumis à une autorité qu’il juge indigne.

Heureux celui qui a trouvé la prudence et celui qui peut parler à quelqu’un réellement disposé à écouter.

Trouver la sagesse est une grande chose ; pourtant la crainte du Seigneur demeure encore plus haute.

La crainte du Seigneur dépasse toute autre grandeur : celui qui la possède a reçu un bien incomparable.

La tradition longue ajoute que la crainte du Seigneur ouvre le chemin de l’amour et que la foi ouvre celui de l’attachement à Dieu.

À partir d’ici, Ben Sira exprime dans le langage patriarcal de son époque une série de jugements très sévères sur l’épouse qu’il qualifie de mauvaise.

Il élargit un instant son propos à l’hostilité : toute détresse paraît préférable à celle que provoque la haine.

La rancune d’un ennemi est comparée au poison d’un serpent.

Dans une hyperbole propre à ce contexte ancien, Ben Sira dit préférer la compagnie d’un lion ou d’un dragon à celle d’une épouse qu’il décrit comme mauvaise.

Il présente cette méchanceté comme une réalité intérieure qui finit par assombrir le visage.

Le mari, dans cette scène, ressent publiquement la honte et soupire devant ses voisins.

Le texte pousse très loin son hyperbole et attribue à cette épouse un mal supérieur aux autres formes de malice.

Une relation conjugale constamment conflictuelle est comparée à une montée pénible sous les pieds d’un vieillard.

Ne fonde pas ton choix conjugal sur la beauté ni sur le prestige social.

Le texte reflète ici une société où le fait qu’un mari dépende économiquement de sa femme était vécu comme une humiliation ; cette norme appartient à son contexte patriarcal.

Ben Sira décrit le conjoint prisonnier d’une relation mauvaise comme abattu, assombri et intérieurement blessé.

Il relit ensuite le récit d’Ève en affirmant que le péché est entré par une femme et que la mort en a suivi pour tous.

Dans son cadre patriarcal, le texte compare le contrôle d’une épouse dite mauvaise à la nécessité de contenir une eau qui s’échappe.

Lorsque toute entente conjugale est rompue, il envisage finalement la séparation.

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