Siracide
IntroductionSiracide 25
Nuances du texte source · restitution Déployée
Trois choses me paraissent belles devant Dieu et les hommes : l’accord entre frères, l’amitié entre voisins, et l’entente d’un mari et de sa femme.
Trois personnes me sont insupportables : le pauvre orgueilleux, le riche menteur et le vieillard adultère qui a perdu le jugement.
La vieillesse sage est préparée par les habitudes et apprentissages de la jeunesse.
La vieillesse est valorisée quand elle devient lieu de discernement transmis.
Le prestige social est légitimé par l’expérience et le discernement, non par l’âge seul.
La sagesse acquise par l’expérience trouve son critère final dans la crainte de Dieu.
Formule numérique sapientielle ; le désir de voir tomber les ennemis reflète une culture d’honneur et de conflit qu’il convient de rendre sans l’idéaliser.
Le dernier membre reflète la hiérarchie sociale antique ; la Bible Savoy le conserve avec contextualisation philologique.
La sagesse a besoin à la fois d’un locuteur prudent et d’un auditeur disponible.
Hiérarchie constante du Siracide : la sagesse humaine reste subordonnée à la relation à Dieu.
Climax de la première moitié du chapitre.
Addition textuelle résumant une progression spirituelle.
À partir d’ici, Ben Sira adopte une rhétorique fortement misogyne propre à son contexte patriarcal. La Bible Savoy traduit le texte sans en faire une norme anthropologique universelle.
Toute détresse plutôt que celle causée par ceux qui haïssent ; toute vengeance plutôt que celle des ennemis.
Comparaison proverbiale de la rancune et du poison.
Hyperbole misogyne du texte antique : elle décrit l’expérience d’une épouse présentée comme mauvaise, sans permettre une généralisation sur les femmes.
Le thème physiognomonique déjà vu en 19,29-30 est ici appliqué de façon sexuellement asymétrique.
Son mari s’assied au milieu de ses voisins ; lorsqu’il l’entend, il pousse un soupir amer.
Hyperbole fortement genrée et historiquement située. La traduction conserve le jugement de Ben Sira tout en l’identifiant comme tel.
Comme une montée sablonneuse sous les pieds d’un vieillard, ainsi une épouse querelleuse pour un mari paisible.
Conseil matrimonial : ne pas fonder le choix sur apparence ou prestige social.
Verset profondément marqué par les normes patriarcales antiques : il décrit une honte sociale de son époque, pas une valeur universelle sur l’autonomie économique des femmes.
La formulation est genrée et unilatérale ; l’expérience réelle de violence conjugale peut évidemment exister dans les deux sens.
Interprétation sapientielle d’Ève extrêmement influente dans l’histoire de la réception, mais qui ne résume pas à elle seule l’ensemble de l’anthropologie biblique.
Comparaison relevant d’une conception patriarcale du contrôle conjugal ; elle doit être historiquement contextualisée.
L’expression « retranche-la de ta chair » est dure ; elle semble recommander une rupture conjugale dans le cadre juridique ancien.