Siracide
IntroductionSiracide 26
Nuances du texte source · restitution Déployée
Après les hyperboles négatives du chapitre 25, Ben Sira ouvre ici par une louange de l’épouse bonne.
andreia appliqué à une femme signifie force, valeur, courage, non simple docilité.
Une bonne épouse est une part précieuse, accordée à ceux qui craignent le Seigneur.
Le bien conjugal est placé au-dessus de la condition économique.
La crainte vise ici la destruction publique de la réputation et de la sécurité.
Le propos est à nouveau fortement genré : il décrit une jalousie féminine comme fléau domestique selon l’expérience sociale de Ben Sira.
Hyperbole patriarcale sur l’épouse dite mauvaise ; à traduire sans transformer cette caricature en jugement général sur les femmes.
Le reproche vise l’ivresse et la perte de contrôle, dans une formulation spécifiquement féminine.
Observation physiognomonique et genrée de l’Antiquité, non critère fiable ou éthique pour juger une personne aujourd’hui.
Conseil patriarcal de surveillance de la sexualité féminine ; il reflète les normes d’honneur familial antiques.
Même cadre patriarcal que le v. 10 ; à conserver historiquement sans universalisation.
Métaphore sexuelle explicite et péjorative ; elle décrit la femme dite promiscue selon un regard masculin ancien.
Retour à une image positive de l’épouse : beauté relationnelle et compétence pratique.
Une épouse calme est un don du Seigneur ; une âme bien formée n’a pas de prix.
La retenue est ici valorisée comme vertu intérieure, même si elle est formulée selon l’idéal féminin antique.
La beauté est située dans un ordre domestique harmonieux, pas seulement dans l’apparence physique.
La beauté est associée à maturité et stabilité, non à jeunesse seule.
Image esthétique de proportions corporelles selon les canons antiques.
Début d’une longue addition grecque, centrée sur fidélité sexuelle, lignée et mariage endogame.
Métaphore agricole à portée sexuelle et généalogique, reflétant l’endogamie antique.
[Ainsi tes descendants grandiront, assurés de leur origine.]
Verset textuellement et moralement rude, transmis dans l’addition longue ; il reflète le système antique d’honneur sexuel.
Principe sapientiel de correspondance morale appliqué au mariage.
La « pudeur » est ici définie dans un cadre patriarcal ; elle ne doit pas devenir critère de contrôle contemporain des femmes.
Insulte animale propre au cadre misogyne de cette addition ; conservée pour fidélité textuelle, explicitement contextualisée.
Reprise du v. 1 insérée dans la tradition longue, avec norme patriarcale centrée sur l’honneur dû au mari.
Hyperbole domestique et genrée de la tradition longue ; l’idée générale est la destruction produite par le conflit chronique.
La troisième situation est jugée la plus grave : abandon conscient d’une conduite juste.
Le commerçant évite difficilement la faute ; le petit marchand n’est pas facilement déclaré innocent.