Siracide
IntroductionSiracide 10
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Un dirigeant sage forme son peuple, et l’intelligence de celui qui gouverne donne de l’ordre à la communauté.
L’exemple du responsable façonne ceux qui travaillent avec lui et finit par marquer tout le peuple.
Un roi sans formation peut ruiner son peuple ; des chefs intelligents, eux, donnent stabilité et avenir à la cité.
Le pouvoir terrestre n’est jamais absolu : il demeure sous la main du Seigneur, qui peut établir au moment voulu celui qu’il choisit.
La réussite et l’honneur ne viennent pas seulement de l’effort humain ; même la reconnaissance du scribe dépend finalement du Seigneur.
Ne nourris pas de rancune pour chaque tort subi et ne laisse jamais l’orgueil décider de ta réaction.
L’orgueil est odieux devant Dieu comme devant les hommes, et l’injustice détruit les deux relations.
Les pouvoirs changent de mains lorsque l’injustice, l’arrogance et la corruption finissent par miner un peuple.
Pourquoi l’être humain, fait de poussière et destiné à retourner à la poussière, se gonflerait-il d’orgueil ?
La maladie suffit à rappeler les limites du médecin, et la mort celles du roi : aujourd’hui puissant, demain disparu.
À la mort, le corps de l’homme retourne à la corruption ; aucune grandeur sociale ne l’en protège.
L’orgueil commence lorsque le cœur s’éloigne du Seigneur et oublie qu’il dépend de son Créateur.
Quand l’orgueil s’enracine, il produit d’autres fautes et finit par attirer un renversement complet.
Le Seigneur peut faire tomber les puissants de leur siège et y faire monter des hommes doux et humbles.
Il peut arracher des puissances profondément enracinées et établir à leur place ceux que personne ne considérait.
Même des territoires et des régimes entiers peuvent être renversés lorsque leur fondement devient injuste.
Ce qui paraissait durable peut être desséché, détruit et même disparaître de la mémoire.
L’orgueil et la colère déchaînée ne correspondent pas à la vocation véritable de l’être humain.
La vraie noblesse ne vient pas d’abord de la naissance mais de la crainte du Seigneur ; le mépris moral vient de la transgression volontaire.
Un chef peut recevoir l’honneur parmi ses frères, mais devant Dieu l’honneur véritable appartient à ceux qui le craignent.
La crainte du Seigneur ouvre le cœur à sa faveur ; l’endurcissement conduit dans la direction opposée.
Riche, célèbre ou pauvre, l’homme trouve sa vraie dignité dans la crainte du Seigneur.
Ne méprise jamais un pauvre intelligent et ne rends pas honneur à quelqu’un uniquement parce qu’il possède richesse ou statut.
Les grands de ce monde reçoivent des marques d’honneur, mais devant Dieu aucun rang ne dépasse celui d’un homme qui le craint.
La sagesse peut conduire des hommes libres à servir un serviteur plus compétent qu’eux, et l’homme vraiment instruit sait reconnaître cette supériorité.
Ne joue pas au sage devant les autres et ne te vante pas lorsque les circonstances montrent ta fragilité.
Mieux vaut travailler réellement et avoir de quoi vivre que préserver une apparence prestigieuse tout en manquant du nécessaire.
Mon enfant, garde une juste estime de toi-même avec douceur : l’humilité n’exige pas de nier ta véritable valeur.
Celui qui détruit sa propre vie ne peut réclamer d’être déclaré juste ; celui qui se déshonore lui-même rend difficile l’honneur venu des autres.
Le pauvre peut recevoir l’honneur à cause de son intelligence, tandis que le riche le reçoit souvent à cause de sa richesse.
Si une personne est estimée malgré sa pauvreté, sa valeur apparaît d’autant plus clairement ; si elle est méprisée malgré sa richesse, l’argent ne pourra pas cacher ce manque.