Jubilés
IntroductionJubilés 49
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le narrateur rappelle à Moïse le commandement de la Pâque : elle doit être célébrée au temps fixé, le quatorzième jour du premier mois. L’animal est immolé avant la nuit et mangé au commencement du quinzième jour, après le coucher du soleil.
Cette nuit correspond à la sortie d’Égypte. Le récit affirme que les puissances de Mastéma avaient été relâchées afin de frapper les premiers-nés du pays.
Le signe protecteur donné aux maisons d’Israël était le sang d’un agneau d’un an appliqué sur le linteau ; les maisons marquées devaient être épargnées.
Les puissances chargées du jugement exécutèrent leur tâche, mais aucun être vivant appartenant aux maisons israélites ainsi marquées ne fut frappé.
La plaie fut terrible en Égypte et provoqua un immense deuil dans les maisons.
Pendant ce temps, Israël mangeait la Pâque, buvait du vin, louait et bénissait le Dieu de ses pères, prêt à quitter l’esclavage.
Moïse reçoit donc l’ordre de conserver la mémoire de cette nuit toute sa vie et de faire célébrer chaque année la Pâque à sa date précise.
Cette célébration est présentée comme une ordonnance permanente inscrite sur les tables célestes.
Celui qui est rituellement pur, se trouve à proximité du lieu requis et néglige volontairement la fête est déclaré coupable dans cette législation ancienne et promis au retranchement.
Israël doit célébrer la Pâque le quatorzième jour du premier mois, « entre les deux soirs », selon le découpage des heures transmis par le texte.
Le livre insiste sur la précision de ce moment, présenté comme établi par le Seigneur.
L’animal ne doit pas être immolé en pleine lumière du jour mais vers le soir ; il est mangé pendant la première partie de la nuit et tout reste doit être brûlé.
Il ne doit être ni consommé cru ni bouilli, mais rôti au feu ; aucun os ne doit être brisé.
Pour cette raison, la date de la Pâque doit rester fixe et ne pas être déplacée.
Moïse doit enseigner à Israël de renouveler chaque année cette célébration comme mémorial agréable devant le Seigneur.
Le texte exige également que la Pâque soit consommée dans le lieu consacré au Seigneur et non en dehors.
Ceux qui ont atteint l’âge requis doivent y participer conformément à l’ordonnance transmise.
Après l’entrée dans le pays, les fils d’Israël doivent célébrer la Pâque auprès du tabernacle jusqu’à la construction d’un sanctuaire permanent.
Une fois la maison du Seigneur bâtie, ils doivent s’y rendre pour immoler l’offrande au temps du soir.
Le sang revient au seuil de l’autel, la graisse est offerte au feu et la chair rôtie est mangée dans l’espace consacré.
La fête ne doit donc pas être transférée dans les villes ou dans un autre lieu que le tabernacle ou la maison où demeure le nom du Seigneur.
Moïse reçoit enfin l’ordre d’enseigner année après année les règles de la Pâque ainsi que celles de la fête des pains sans levain pendant sept jours, avec ses offrandes.
Le chapitre rappelle qu’au moment de la sortie d’Égypte Israël célébra cette fête dans l’urgence jusqu’à son arrivée dans le désert de Shour, où la célébration s’acheva près de la mer.