Jubilés
IntroductionJubilés 30
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Jacob arriva sans conflit à Salem, près de Sichem, au quatrième mois.
Dina, âgée de douze ans selon Jubilés, fut enlevée par Sichem et victime d'un viol.
Après le viol, Sichem voulut épouser Dina. Sa famille réagit avec colère et prépara une réponse trompeuse.
Siméon et Lévi répondirent au viol de Dina par un massacre de tous les hommes de la ville.
Le livre interprète la vengeance de Siméon et Lévi comme un jugement exemplaire contre l'agression de Dina.
La victoire des fils de Jacob est interprétée comme remise divine de la ville entre leurs mains.
Jubilés formule ici une peine capitale pour les mariages exogames et l'étend aux deux personnes concernées.
Le texte poursuit sa politique de séparation matrimoniale par une sanction d'exclusion et de mort.
Jubilés fonde cette interdiction matrimoniale sur son autorité céleste interne.
L'exogamie condamnée est assimilée à une profanation cultuelle majeure, sans possibilité de remise dans le système de Jubilés.
La règle de séparation matrimoniale est explicitement transmise à Moïse pour Israël.
L'épisode est présenté comme précédent légal justifiant la séparation entre Israël et les non-circoncis.
Le livre qualifie les mariages mixtes de souillure collective dans son système identitaire.
La pureté collective est liée, dans Jubilés, à l'absence de mariages avec les nations.
Jubilés rattache la transgression matrimoniale à une série de sanctions religieuses et à la profanation du sacré.
Le jugement divin est présenté comme impartial et inaccessible aux offrandes compensatoires.
Le livre revient au massacre de Sichem comme précédent exemplaire et l'approuve dans son propre système juridique.
Jubilés relie directement le zèle violent de Lévi à son élection sacerdotale future.
La légitimité sacerdotale de Lévi reçoit une validation céleste interne au livre.
Le livre généralise le principe de mémoire durable des actes considérés comme justes.
Le récit de Dina et Sichem est présenté comme matériau légal destiné à prévenir de futures transgressions.
Le texte oppose à la mémoire du juste l'inscription céleste du transgresseur comme ennemi.
Jubilés affirme explicitement que le massacre de Sichem fut enregistré célestement en faveur de Siméon et Lévi.
Après le massacre, les fils de Jacob récupérèrent Dina et pillèrent les biens de Sichem.
Jacob ne conteste pas ici d'abord la vengeance pour des raisons morales, mais craint ses conséquences politiques et militaires.
Le danger redouté par Jacob ne se réalisa pas : le récit attribue l'absence de poursuite à une crainte envoyée par Dieu.