Jubilés
IntroductionJubilés 15
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La cinquième année de la quatrième semaine de ce jubilé, au milieu du troisième mois, Abram célébra la fête des prémices de la récolte du blé.
Il apporta au Seigneur les premières productions de la nouvelle récolte et offrit sur l’autel une génisse, une chèvre et un mouton, avec les offrandes végétales, les libations et l’encens prescrits.
Le Seigneur apparut alors à Abram et lui dit : « Je suis le Dieu Tout-Puissant. Marche devant moi et vis dans l’intégrité.
Je vais établir mon alliance avec toi et multiplier abondamment ta descendance. »
Abram se prosterna face contre terre pendant que Dieu continuait à lui parler.
Dieu déclara : « Voici l’alliance que je conclus avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations.
Tu ne porteras plus le nom d’Abram. Désormais tu t’appelleras Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de peuples.
Je te rendrai extrêmement fécond ; des nations naîtront de toi et des rois sortiront de ta descendance.
J’établirai entre moi, toi et tes descendants une alliance qui traversera toutes les générations : je serai ton Dieu et celui de ta descendance.
Je donnerai à toi et à tes descendants le pays où tu vis comme étranger, tout le pays de Canaan, comme possession durable, et je serai leur Dieu. »
Le Seigneur poursuivit : « De ton côté, garde mon alliance avec tes descendants. Tout mâle devra être circoncis ; cette marque dans votre chair sera le signe de l’alliance entre moi et vous.
Dans toutes vos générations, chaque garçon sera circoncis à l’âge de huit jours, qu’il soit né dans la maison ou acquis auprès d’un étranger.
Celui qui est né chez toi comme celui qui a été acheté devra porter ce signe ; ainsi mon alliance sera inscrite dans votre chair comme ordonnance durable.
Le mâle qui ne sera pas circoncis le huitième jour sera retranché de son peuple, car il aura rompu mon alliance. »
Dieu dit encore à Abraham : « Ta femme ne s’appellera plus Saraï ; son nom sera désormais Sarah.
Je la bénirai et, par elle, je te donnerai un fils. Je le bénirai à son tour : une nation et des rois sortiront de lui. »
Abraham se prosterna et se réjouit, tout en se demandant comment un homme de cent ans et une femme de quatre-vingt-dix ans pourraient encore avoir un enfant.
Il dit à Dieu : « Puisses-tu au moins garder Ismaël vivant devant toi ! »
Dieu répondit : « Ismaël vivra, mais Sarah te donnera elle aussi un fils. Tu l’appelleras Isaac. C’est avec lui et sa descendance que j’établirai mon alliance éternelle.
Concernant Ismaël, je t’ai entendu : je le bénirai, le rendrai fécond et lui donnerai une nombreuse descendance. Douze princes sortiront de lui et il deviendra une grande nation.
Mais mon alliance sera établie avec Isaac, que Sarah mettra au monde à cette même époque l’année prochaine. »
Après avoir achevé de parler, Dieu s’éleva loin d’Abraham.
Abraham obéit immédiatement : il prit Ismaël, les hommes nés dans sa maison et ceux qu’il avait acquis, et les circoncit.
Ce même jour, Abraham lui-même fut circoncis avec tous les hommes de sa maison, qu’ils soient nés chez lui ou achetés à des étrangers.
Le livre présente cette règle comme valable pour toujours : aucun jour ne doit être retranché du compte des huit jours, car cette prescription est inscrite sur les tables célestes.
Celui qui n’est pas circoncis au huitième jour est considéré, dans le cadre du texte, comme extérieur à l’alliance conclue avec Abraham et exposé au retranchement parce qu’il ne porte pas le signe du Seigneur.
Le récit affirme que les anges de la Présence et de sanctification furent créés avec cette marque dès leur origine, et qu’Israël fut sanctifié avec eux pour demeurer proche de Dieu et de ses saints anges.
Moïse doit donc ordonner aux fils d’Israël de conserver le signe de l’alliance dans toutes leurs générations afin de ne pas être retranchés du pays.
Cette prescription est présentée comme une alliance permanente à observer au sein d’Israël.
Le livre précise toutefois qu’Ismaël, ses fils, ses frères et Ésaü ne sont pas choisis simplement parce qu’ils descendent d’Abraham ; l’élection particulière est attribuée à Israël.
Israël est décrit comme sanctifié et mis à part parmi les peuples. Les autres nations appartiennent également à Dieu, mais des esprits sont établis sur elles comme autorités.
Pour Israël, en revanche, le texte ne place aucun ange ni esprit comme souverain ultime : Dieu lui-même est présenté comme son maître, celui qui le garde et le réclame de toutes les puissances afin de le bénir.
L’ange avertit cependant que les fils d’Israël ne resteront pas toujours fidèles à cette ordonnance et qu’ils négligeront la circoncision de leurs enfants.
Le livre annonce alors la colère du Seigneur contre ceux qui abandonneront l’alliance et traiteront leur chair comme les nations, les exposant ainsi au retranchement du pays.