Jubilés
IntroductionJubilés 14
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La quatrième année de cette semaine, au premier jour du troisième mois, le Seigneur parla à Abram dans un rêve : « N’aie pas peur. Je suis ton protecteur et ta récompense sera très grande. »
Abram répondit : « Seigneur, que peux-tu me donner alors que je reste sans enfant ? Éliézer de Damas, fils de ma servante Maseq, héritera de moi puisque tu ne m’as pas donné de descendance. Accorde-moi donc un héritier. »
Le Seigneur lui répondit : « Éliézer ne sera pas ton héritier ; c’est un fils issu de toi qui héritera. »
Il conduisit Abram dehors et lui dit : « Regarde le ciel et essaie de compter les étoiles, si tu le peux. »
Abram leva les yeux vers les étoiles, et Dieu lui déclara : « Ta descendance sera aussi nombreuse. »
Abram plaça sa confiance dans le Seigneur, et cette foi lui fut comptée comme justice.
Le Seigneur ajouta : « Je suis celui qui t’a fait sortir d’Our des Chaldéens pour te donner le pays de Canaan comme possession durable et pour être ton Dieu et celui de tes descendants. »
Abram demanda : « Seigneur, comment saurai-je que je posséderai réellement ce pays ? »
Dieu lui répondit : « Prends une génisse, une chèvre et un bélier âgés chacun de trois ans, ainsi qu’une tourterelle et un pigeon. »
Abram prit ces animaux au milieu du mois, alors qu’il séjournait près du chêne de Mamré, à proximité d’Hébron.
Il bâtit un autel, sacrifia les animaux et répandit leur sang. Il partagea les grands animaux en deux et plaça les morceaux face à face, mais laissa les oiseaux entiers.
Des oiseaux de proie descendirent sur les morceaux ; Abram les chassa pour les empêcher d’y toucher.
Au coucher du soleil, Abram tomba dans un profond sommeil et fut saisi par une obscurité terrifiante. Il reçut alors cet avertissement : « Ta descendance vivra comme étrangère dans un pays qui ne sera pas le sien ; elle y sera asservie et opprimée pendant quatre cents ans.
Mais je jugerai la nation qui l’aura réduite en esclavage, puis tes descendants sortiront avec de grandes richesses.
Toi, tu rejoindras tes pères en paix et tu seras enseveli après une longue vieillesse.
À la quatrième génération, tes descendants reviendront ici, car la faute des Amorites n’a pas encore atteint sa pleine mesure. »
Lorsque Abram se réveilla, le soleil était déjà couché. Il vit alors une image semblable à un four fumant et une flamme passer entre les morceaux du sacrifice.
Ce jour-là, le Seigneur conclut son alliance avec Abram et promit à sa descendance le pays allant du fleuve d’Égypte jusqu’à l’Euphrate, en énumérant les peuples qui l’habitaient.
À la fin du jour, Abram présenta les morceaux, les oiseaux, les offrandes végétales et les libations ; le feu consuma l’ensemble.
Le récit rattache cette alliance au même mois que celle conclue avec Noé : Abram renouvela pour lui-même la fête et l’ordonnance comme institution durable.
Abram se réjouit et raconta ces événements à Saraï. Il avait désormais confiance dans la promesse d’une descendance, mais Saraï restait stérile.
Saraï proposa alors à Abram : « Va vers Agar, ma servante égyptienne ; peut-être pourrai-je obtenir une descendance par elle. »
Abram accepta. Saraï lui donna Agar comme femme.
Agar conçut et donna à Abram un fils qu’il appela Ismaël. Cela arriva la cinquième année de la semaine, alors qu’Abram avait quatre-vingt-six ans.