Jérémie
IntroductionJérémie 9
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Jérémie souhaiterait pouvoir quitter son peuple pour un refuge au désert, tant il ne voit autour de lui qu’adultère et trahison.
Le mensonge est devenu leur arme ; ils passent de mal en mal et ne connaissent plus le SEIGNEUR.
La confiance entre proches elle-même est détruite : frère et voisin peuvent devenir trompeurs et calomniateurs.
Chacun apprend à sa langue à mentir et s’épuise à pratiquer l’injustice.
La tromperie est devenue le milieu même dans lequel ils habitent et le moyen par lequel ils refusent de connaître Dieu.
C’est pourquoi le SEIGNEUR des armées annonce un processus de fonte et d’épreuve : comment agir autrement devant une telle corruption ?
La langue est comparée à une flèche meurtrière : la bouche dit « paix » au prochain tandis que le cœur lui prépare un piège.
Le refrain revient : Dieu demandera compte d’une nation devenue ainsi.
Le prophète élève une lamentation sur montagnes et pâturages brûlés, désormais privés d’humains, de troupeaux, d’oiseaux et de bêtes.
Jérusalem deviendra un tas de pierres et les villes de Juda une désolation inhabitable.
Qui est assez sage pour comprendre pourquoi le pays est devenu comme un désert brûlé ?
La réponse du SEIGNEUR est qu’ils ont abandonné sa Torah, refusé sa voix et cessé de marcher selon elle.
Ils ont préféré l’obstination de leur cœur et les Baals appris de leurs pères.
Le jugement est alors figuré par une nourriture amère comme l’absinthe et une eau empoisonnée.
Le peuple sera dispersé parmi des nations inconnues et l’épée poursuivra les exilés.
Des pleureuses professionnelles sont appelées pour donner forme au deuil collectif.
Qu’elles se hâtent afin que les larmes puissent enfin couler à la hauteur de la catastrophe.
De Sion monte le cri : « Comme nous sommes dévastés et couverts de honte ; nous avons dû abandonner notre pays et nos demeures. »
Les femmes doivent apprendre et transmettre la complainte à la génération suivante.
La mort est figurée comme entrant par les fenêtres et jusque dans les palais, emportant enfants et jeunes gens.
Les cadavres tomberont comme du fumier dans les champs ou comme des gerbes que personne ne ramasse.
Ni sagesse, ni puissance militaire, ni richesse ne constituent un motif ultime de gloire.
La seule vraie gloire est de comprendre et connaître le SEIGNEUR comme celui qui pratique fidélité, droit et justice sur la terre.
Des jours viennent où Dieu demandera compte même aux circoncis dont la circoncision reste seulement extérieure.
Égypte, Juda, Édom, Ammon, Moab et peuples du désert sont rapprochés dans le même jugement : l’enjeu décisif est que la maison d’Israël reste incirconcise de cœur.