Jérémie

Introduction

Jérémie 8

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Au temps du jugement, même les tombeaux des rois, chefs, prêtres, prophètes et habitants de Jérusalem seront profanés.

Leurs os seront exposés devant le soleil, la lune et l’armée des cieux qu’ils avaient servis, comme une ironie finale de leur culte.

Pour ceux qui survivront dispersés, la détresse sera telle que la mort semblera préférable à la vie.

Le SEIGNEUR pose une question élémentaire : lorsqu’un homme tombe, ne se relève-t-il pas ? Lorsqu’il s’égare, ne revient-il pas ?

Pourquoi donc Jérusalem s’attache-t-elle à un éloignement sans fin et refuse-t-elle de revenir ?

Dieu écoute mais n’entend personne dire : « Qu’ai-je fait ? » Chacun reprend sa course vers le mal comme un cheval lancé au combat.

Même les oiseaux connaissent les saisons de leur retour ; le peuple, lui, ne reconnaît plus le droit du SEIGNEUR.

Comment peut-il encore se dire sage et possesseur de la Torah lorsque la plume mensongère des scribes peut en faire un mensonge ?

Les sages sont confondus parce qu’ils ont rejeté la parole du SEIGNEUR ; quelle sagesse leur reste-t-il réellement ?

Le jugement atteindra biens et familles, car du plus petit au plus grand la recherche du gain domine, jusque chez prophètes et prêtres.

Ils traitent la fracture du peuple à la légère en répétant « Paix ! Paix ! » alors qu’il n’y a pas de paix.

Ils ne savent même plus rougir de ce qui est abominable et tomberont au temps du jugement.

Lorsque Dieu cherche du fruit, il ne trouve ni raisins ni figues ; même les feuilles sont flétries.

Le peuple finit par reconnaître que les villes fortifiées ne constituent qu’un refuge provisoire et que son péché l’a conduit dans cette détresse.

Il espérait la paix et la guérison, mais trouve au contraire la terreur.

Depuis Dan, on entend déjà les chevaux ennemis ; leur arrivée fait trembler le pays.

Le jugement est aussi figuré par des serpents contre lesquels aucun charme ne fonctionne.

Le prophète lui-même ne trouve plus de consolation et son cœur est malade.

Il entend le cri de la fille de son peuple depuis le pays lointain : « Le SEIGNEUR n’est-il plus à Sion ? » Dieu répond en rappelant les cultes étrangers qui l’ont irrité.

« La moisson est passée, l’été est fini, et nous ne sommes toujours pas sauvés. »

La fracture de son peuple brise Jérémie lui-même ; il entre en deuil et en stupeur.

La question devient proverbiale : n’y a-t-il plus de baume en Galaad ni de médecin ? Pourquoi donc aucune guérison n’apparaît-elle ?

Jérémie voudrait que sa tête devienne une source et ses yeux une fontaine afin de pleurer jour et nuit les morts de son peuple.

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