Jérémie
IntroductionJérémie 10
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Maison d’Israël, écoutez la parole que le SEIGNEUR vous adresse.
Ne prenez pas pour modèle les pratiques religieuses des nations et ne craignez pas les phénomènes du ciel comme elles les craignent.
Leurs coutumes cultuelles reposent sur du vide : un arbre est coupé dans la forêt puis façonné par un artisan.
On le couvre d’argent et d’or, puis on doit encore le fixer avec des clous pour qu’il reste debout.
Ces idoles sont comme des épouvantails immobiles : elles ne parlent pas, doivent être portées et n’ont aucun pouvoir réel de nuire ou de sauver.
Rien de tout cela n’est comparable au SEIGNEUR, dont la grandeur et le nom manifestent une puissance véritable.
Lui seul mérite la crainte des nations : ni sages ni rois ne peuvent lui être comparés.
Ceux qui mettent leur confiance dans les idoles finissent par apprendre d’un simple morceau de bois.
Même l’argent de Tarsis, l’or d’Ouphaz et les étoffes les plus précieuses ne changent rien : l’idole reste une œuvre humaine.
Le SEIGNEUR, lui, est vraiment Dieu : vivant et roi pour toujours, il agit avec une puissance devant laquelle la terre tremble.
Les prétendus dieux qui n’ont créé ni le ciel ni la terre disparaîtront du monde qu’ils n’ont pas fait.
Le SEIGNEUR a fait la terre par sa puissance, affermi le monde par sa sagesse et déployé les cieux par son intelligence.
Sa voix commande aux eaux, aux nuages, aux éclairs et aux vents.
L’artisan qui divinise son œuvre se révèle sans connaissance, car aucun souffle de vie n’habite l’image qu’il a fabriquée.
Les idoles ne sont qu’inconsistance et tromperie ; au temps du jugement, elles disparaîtront.
Jacob a pour part non une œuvre humaine mais le Créateur de toutes choses, et Israël est lui-même l’héritage du SEIGNEUR des armées.
Habitante assiégée, rassemble ton paquetage : le départ approche.
Le SEIGNEUR annonce qu’il va projeter au loin les habitants du pays et les serrer de si près que le jugement les atteindra.
La ville personnifiée reconnaît la gravité de sa blessure et comprend qu’elle doit maintenant porter cette douleur.
Sa tente est détruite, ses cordages rompus, ses fils dispersés ; plus personne ne reste pour la relever.
Les bergers, c’est-à-dire les dirigeants, sont devenus insensés parce qu’ils n’ont pas recherché le SEIGNEUR ; le troupeau s’est donc dispersé.
Une grande rumeur vient du nord : les villes de Juda vont devenir désert et repaire de chacals.
Jérémie reconnaît que l’être humain ne maîtrise pas souverainement sa route ni chacun de ses pas.
Il demande donc une correction juste et mesurée, non une colère qui réduirait le peuple à rien.
Il demande aussi que les nations qui ont dévoré Jacob et ravagé sa demeure soient elles-mêmes appelées à rendre compte.