Jérémie
IntroductionJérémie 6
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Les Benjaminites doivent fuir Jérusalem et faire retentir l’alarme : un grand malheur apparaît depuis le nord.
La belle et délicate fille de Sion est sur le point d’être réduite au silence.
Les assiégeants sont comparés à des bergers qui installent leurs tentes tout autour d’elle et se partagent le terrain.
Ils consacrent la guerre contre Jérusalem et veulent attaquer même en plein midi.
Lorsque le jour décline, ils sont encore prêts à monter de nuit pour détruire ses palais.
Le SEIGNEUR des armées lui-même ordonne les préparatifs du siège contre une ville remplie d’oppression.
Comme une citerne garde son eau fraîche, Jérusalem garde et renouvelle sa violence ; maladie et blessure restent constamment devant Dieu.
Elle doit accepter la correction avant que la relation ne se rompe davantage et que la ville devienne inhabitable.
Le reste d’Israël sera grappillé comme une vigne que le vendangeur repasse une seconde fois.
Mais à qui parler ? Leur oreille est comme incirconcise, et la parole du SEIGNEUR est devenue pour eux un objet de mépris.
Le prophète se dit rempli de la fureur du SEIGNEUR au point de ne plus pouvoir la retenir ; le jugement annoncé atteint toutes les générations.
Maisons, champs et biens passeront à d’autres lorsque Dieu étendra sa main sur les habitants du pays.
Du plus petit au plus grand, la recherche du gain domine ; prophètes et prêtres eux-mêmes pratiquent le mensonge.
Ils prétendent soigner la fracture du peuple en répétant : « Paix ! Paix ! » alors qu’il n’existe aucune paix réelle.
Ils ne savent même plus rougir de ce qui est abominable ; ils tomberont donc au temps où Dieu leur demandera compte.
Le SEIGNEUR appelle encore à s’arrêter, regarder et rechercher les anciens sentiers pour retrouver le bon chemin et le repos ; mais le peuple répond : « Nous n’y marcherons pas. »
Des guetteurs ont aussi été placés pour faire entendre le cor, mais le peuple refuse d’écouter.
Les nations et l’assemblée sont donc invitées à observer ce qui va arriver.
Le malheur qui vient est présenté comme le fruit même des pensées du peuple, parce qu’il a rejeté la parole et la Torah du SEIGNEUR.
Les encens lointains et les sacrifices les plus coûteux n’ont aucune valeur lorsqu’ils accompagnent une vie qui refuse cette parole.
Des obstacles seront placés sur le chemin du peuple, et générations, voisins et compagnons y trébucheront ensemble.
Une grande nation se lève encore une fois depuis le nord et les extrémités de la terre.
Ses combattants sont décrits comme cruels, armés et avançant d’un seul mouvement contre Sion.
La seule nouvelle de leur approche fait défaillir les mains et saisit le peuple d’une douleur comparable à l’enfantement.
Les routes et les champs deviennent dangereux : l’épée ennemie et la terreur sont partout.
La fille du peuple doit prendre le deuil comme pour un fils unique, car le dévastateur arrive soudainement.
Jérémie lui-même est établi comme essayeur de métal chargé d’éprouver la conduite du peuple.
Le verdict est celui d’une corruption profondément mêlée à la rébellion, comparée au bronze et au fer.
Le raffinage a beau continuer, le mauvais métal ne se sépare pas : tout le processus semble devenir inutile.
Le peuple reçoit donc le nom d’« argent rejeté », parce que le SEIGNEUR l’a rejeté.