Jérémie
IntroductionJérémie 5
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Parcourez Jérusalem et cherchez partout : s’il reste ne serait-ce qu’un homme qui pratique le droit et recherche la fidélité, Dieu est prêt à pardonner la ville.
Même lorsqu’ils jurent par le nom du SEIGNEUR, leurs serments peuvent rester mensongers.
Dieu cherche la fidélité, mais ni les coups ni la correction n’ont produit de retour ; leurs visages sont devenus plus durs que le roc.
Jérémie pense d’abord que cette ignorance concerne seulement les petites gens qui ne connaissent pas le chemin du SEIGNEUR.
Il se tourne vers les grands, supposés connaître le droit de Dieu, mais eux aussi ont brisé le joug.
C’est pourquoi le jugement est figuré par des prédateurs — lion, loup et léopard — qui guettent un peuple aux révoltes nombreuses.
Comment pardonner lorsque les fils ont abandonné Dieu, juré par de faux dieux et répondu à l’abondance par l’adultère ?
Ils sont comparés à des étalons repus qui hennissent après la femme de leur prochain.
Le SEIGNEUR demande s’il pourrait ne pas demander compte d’une telle société.
La vigne sera donc dépouillée, mais une fois encore le texte limite le jugement : pas de destruction totale.
Israël et Juda ont tous deux trahi le SEIGNEUR.
Ils le renient en affirmant qu’aucun malheur, aucune épée et aucune famine ne viendront.
Ils traitent même les prophètes comme du vent, prétendant que la parole divine n’est pas en eux.
Cette parole méprisée devient alors comme un feu dans la bouche du prophète, tandis que le peuple devient le bois.
Une nation lointaine, ancienne et puissante, dont la langue est incompréhensible, sera amenée contre Israël.
Son carquois est comparé à une tombe ouverte et ses hommes à des guerriers redoutables.
Elle dévorera récoltes, nourriture, enfants, troupeaux, vignes et figuiers, et frappera les villes fortifiées dans lesquelles Juda plaçait sa confiance.
Mais même alors, le SEIGNEUR répète qu’il ne fera pas une fin totale.
Lorsque le peuple demandera pourquoi cela lui arrive, la réponse suivra la logique de son choix : puisqu’il a servi des dieux étrangers dans son pays, il servira des étrangers dans un autre pays.
Cette parole doit être proclamée à toute la maison de Jacob et de Juda.
Le peuple possède des yeux sans voir et des oreilles sans entendre.
Il ne craint même plus le Dieu qui fixe à la mer une limite que ses vagues ne peuvent franchir.
Son cœur est au contraire rebelle et prêt à se détourner.
Il ne reconnaît plus dans la pluie et les saisons de la moisson les dons réguliers de son Dieu.
Ses propres fautes ont détourné le bien qu’il attendait.
Au milieu même du peuple, des méchants tendent des pièges comme des chasseurs d’oiseaux, mais leur proie est humaine.
Leurs maisons se remplissent de fraude comme une cage d’oiseaux, et cette exploitation les rend grands et riches.
Ils prospèrent tout en dépassant les limites du mal : ils refusent justice à l’orphelin et droit aux pauvres.
Le refrain judiciaire revient : Dieu demandera compte d’une nation pareille.
Une chose terrifiante se produit dans le pays :
les prophètes mentent, les prêtres exercent leur pouvoir dans le même système, et le peuple aime que cela fonctionne ainsi. Mais que restera-t-il à la fin ?