Daniel 6

Analyse du texte source · restitution Philologique

La figure de « Darius le Mède » pose des questions historiques complexes ; le texte le présente comme successeur immédiat de Balthazar.

Le terme satrape est d’origine perse et appartient au vocabulaire administratif de Daniel.

Sarkin : hauts administrateurs/présidents. Le but est le contrôle des finances et de l’administration royale.

Ruaḥ yattirah : « esprit excellent/supérieur », expression déjà employée pour Daniel.

Meheman : fidèle/digne de confiance ; le vocabulaire insiste sur l’intégrité publique.

Dat ’elaheh : « loi de son Dieu », opposée ici à la future loi royale.

Hargishu ‘al : se rassembler tumultueusement/se presser auprès de.

Le verbe be‘a signifie demander/prier ; l’interdiction porte sur toute requête cultuelle ou de dépendance autre que le roi.

La formule d’irrévocabilité est un motif littéraire du livre de Daniel et d’Esther.

Le verset est volontairement bref : la décision est prise avant que ses conséquences soient visibles.

Le texte précise « comme auparavant », élément essentiel : Daniel ne cherche pas le martyre, il refuse simplement d’interrompre sa fidélité.

La répétition de hargishu indique une action organisée et pressante.

La réponse royale le lie à l’interdiction qu’il vient lui-même de ratifier.

Le statut d’exilé est utilisé rhétoriquement pour discréditer Daniel malgré sa haute fonction.

Shadar : s’efforcer avec insistance. Le conflit oppose volonté personnelle du roi et décret irrévocable.

La formulation verrouille explicitement la marge d’action royale.

Betedirah : continuellement, avec constance. Le roi confesse ici une confiance que le récit mettra à l’épreuve.

Tsévu : décision/affaire/volonté. Le sceau matérialise l’irrévocabilité déjà invoquée verbalement.

Daḥawan désigne probablement des divertissements, musiques ou distractions de cour ; le sens précis est discuté.

Bishparpara : à l’aube, très tôt. Le récit accélère nettement.

La question royale porte sur la capacité réelle de délivrance, thème récurrent de Daniel 3–6.

La formule araméenne de salutation royale réapparaît intacte.

Zakhu : innocence, pureté de cause. Ḥavulah : dommage/faute, vocabulaire administratif et juridique.

He’emin : croire, faire confiance. Le verbe décrit ici une confiance concrète manifestée par la fidélité de Daniel.

« Manger les morceaux de quelqu’un » est un idiome araméen pour calomnier/accuser. La sanction collective reflète la logique narrative impériale du récit.

Formule épistolaire araméenne de portée impériale.

Le vocabulaire de royaume éternel prépare directement le langage apocalyptique de Daniel 7.

Yad, « main », est métaphorique ici pour puissance/emprise des lions.

La syntaxe peut être comprise comme deux règnes successifs ; les identifications historiques restent débattues.

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