Daniel 6

Nuances du texte source · restitution Déployée

Ce verset, numéroté Dn 5,31 dans plusieurs traditions, ouvre ici le chapitre 6 selon le texte massorétique.

Darius jugea bon d’établir cent vingt satrapes sur tout le royaume.

Daniel est intégré au sommet de la nouvelle administration, ce qui prépare la jalousie de ses collègues.

La compétence reconnue de Daniel devient la cause immédiate de la conspiration.

Les administrateurs et les satrapes cherchèrent alors un motif d’accusation contre Daniel dans sa gestion du royaume, mais ils n’en trouvèrent aucun : il était fidèle, et aucune négligence ni corruption ne se trouvait en lui.

La conspiration transforme précisément sa fidélité en vulnérabilité politique.

Le caractère collectif et pressant de la démarche donne au roi l’impression d’un consensus général.

La proposition repose sur un mensonge implicite : Daniel, l’un des hauts administrateurs, n’a évidemment pas participé à ce consensus.

Les conspirateurs enferment le roi dans sa propre autorité juridique.

Le piège juridique devient désormais effectif.

La désobéissance de Daniel n’est ni provocation nouvelle ni geste politique improvisé : il poursuit explicitement sa pratique habituelle.

Le piège réussit parce qu’ils connaissaient la régularité de la pratique de Daniel.

Le roi confirme juridiquement le texte avant que les conspirateurs ne nomment Daniel.

Les accusateurs transforment la fidélité religieuse de Daniel en offense personnelle envers le roi.

Le roi n’est pas hostile à Daniel : il devient prisonnier de l’institution juridique qu’il a lui-même renforcée.

Les conspirateurs utilisent une seconde fois l’irrévocabilité juridique pour empêcher toute mesure de grâce.

Darius ne peut empêcher la condamnation, mais il formule une espérance explicite dans la fidélité du Dieu de Daniel.

Le double sceau rend juridiquement et matériellement impossible une délivrance humaine clandestine.

Le roi retourna ensuite dans son palais. Il passa la nuit à jeun, sans divertissement, et le sommeil le fuyait.

L’empressement du roi montre que son espoir exprimé au verset 17 n’était pas pure formule.

L’expression « Dieu vivant » oppose implicitement le Dieu de Daniel aux divinités inertes déjà critiquées dans le livre.

Alors Daniel avec le roi parla : Roi, pour toujours vis !

Daniel attribue exclusivement la délivrance à Dieu et distingue innocence devant Dieu et loyauté politique devant le roi.

Le roi fut alors rempli de joie et ordonna de faire remonter Daniel de la fosse. Daniel fut remonté, et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait mis sa confiance en son Dieu.

Sur l’ordre du roi, on amena les hommes qui avaient accusé Daniel et on les jeta dans la fosse aux lions, avec leurs enfants et leurs femmes. Avant même qu’ils aient atteint le fond de la fosse, les lions les saisirent et broyèrent tous leurs os.

Le salut universel introduit une proclamation royale comparable à celle de Nabuchodonosor.

La confession du roi reprend le vocabulaire du royaume indestructible déjà développé en Daniel 2 et anticipe Daniel 7.

La proclamation royale interprète le salut individuel de Daniel comme manifestation publique de la puissance divine.

Daniel prospéra sous le règne de Darius et sous le règne de Cyrus le Perse.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage