Daniel 5

Nuances du texte source · restitution Déployée

Le roi Balthazar donna un grand banquet pour mille de ses dignitaires et but du vin devant eux.

L’acte dépasse l’usage profane d’objets précieux : il vise des vases consacrés provenant du Temple de Jérusalem.

On apporta donc les vases d’or pris dans le Temple, la maison de Dieu à Jérusalem, et le roi, ses dignitaires, ses femmes et ses concubines y burent.

Ils burent du vin et célébrèrent les dieux d’or, d’argent, de bronze, de fer, de bois et de pierre.

Le jugement se manifeste dans la salle même du banquet, visible directement par le roi.

La peur défait physiquement celui qui, quelques instants plus tôt, affichait sa puissance au banquet.

La récompense montre que le problème n’est pas seulement de voir l’écriture mais de la lire et surtout d’en saisir le sens.

Comme aux chapitres 2 et 4, l’échec du savoir officiel prépare l’intervention de Daniel.

Le banquet festif est désormais entièrement dominé par la peur et l’impuissance.

La reine connaît une mémoire de cour que le roi semble avoir oubliée : l’existence de Daniel.

La reine replace Daniel dans la continuité historique de la cour babylonienne.

La réputation de Daniel est résumée comme capacité à rendre intelligible ce qui demeure opaque aux autres sages.

Le roi identifie d’abord Daniel par son statut d’exilé, avant de solliciter son autorité interprétative.

Le roi reprend presque mot pour mot le témoignage de la reine.

Le motif de l’échec des experts est formulé directement devant Daniel.

Le roi propose à Daniel les mêmes récompenses qu’aux sages, mais Daniel va les dissocier de son interprétation.

Daniel marque ainsi que son interprétation ne s’achète pas et ne dépend pas de la récompense royale.

Daniel commence par rappeler la leçon du chapitre 4 : le pouvoir royal est reçu, non possédé en propre.

Daniel reconnaît l’étendue réelle du pouvoir de Nabuchodonosor afin de mieux montrer qu’il restait pourtant soumis au Très-Haut.

Mais lorsque son cœur s’éleva et que son esprit s’endurcit jusqu’à l’orgueil, il fut renversé de son trône royal et dépouillé de sa gloire.

Daniel rappelle l’expérience de Nabuchodonosor comme précédent que Balthazar connaissait mais n’a pas intégré.

La faute de Balthazar est aggravée par la connaissance : il répète l’orgueil de son prédécesseur malgré l’exemple reçu.

L’accusation oppose des idoles sans perception au Dieu qui possède immédiatement la vie du roi et son destin.

C’est pourquoi cette main a été envoyée de sa présence, et cette inscription a été tracée.

Les quatre termes sont laissés sous forme translittérée parce que leur force repose sur un jeu entre noms de poids/monnaies et verbes araméens.

Le premier mot est interprété à partir du verbe menah, compter/assigner.

Le jugement passe du temps compté à la valeur pesée : le roi ne répond pas au poids attendu.

Le dernier mot joue sur peres, diviser, et Paras, Perse ; le pluriel parsin de l’inscription prépare cette double lecture.

Le roi récompense Daniel alors même que l’interprétation annonce la fin immédiate de son propre pouvoir.

Cette nuit-là, Balthazar, roi des Chaldéens, fut tué.

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