Daniel
IntroductionDaniel 5
Analyse du texte source · restitution Philologique
Le nom araméen est Belshatstsar/Balthazar ; le festin met en scène la cour entière.
’Avuhi, « son père », peut désigner un ancêtre/prédécesseur dynastique, pas nécessairement le père biologique immédiat.
Le verset répète « Temple/maison de Dieu » pour accentuer la profanation.
L’énumération des matériaux prépare l’accusation explicite de Daniel en 5,23.
Pas yad, « partie/paume de la main », ne signifie pas nécessairement une main entière visible.
Le langage corporel araméen décrit une panique intense.
Talti peut signifier « troisième [rang] » ; historiquement, cela convient à un système où deux autorités supérieures occupent déjà les premiers rangs.
Le double échec porte sur qera’, lire, et peshar, interpréter.
Mishtabbeshin : être confus/perplexe.
L’identité précise de la « reine » n’est pas donnée ; elle peut être une reine-mère ou femme de haut rang.
Le vocabulaire de « sagesse des dieux » appartient au registre religieux royal, non à une formulation israélite.
Meshare qitrin, litt. « dénouer des nœuds », désigne la résolution de problèmes difficiles.
La désignation rappelle que Daniel demeure un exilé judéen malgré son rang à la cour.
Yattirah : excellente, extraordinaire, supérieure.
Le terme millah désigne ici l’affaire/le message inscrit.
La promesse reprend exactement les termes de 5,7.
La liberté de parole de Daniel est soulignée avant une accusation très directe.
Le verset condense Dn 2,37 et Dn 4.
La quadruple série de verbes décrit une souveraineté humaine immense mais dérivée.
Hazadah : agir avec arrogance/présomption.
Le rappel est presque catéchétique : l’histoire antérieure fonde la culpabilité présente de Balthazar.
« Fils » peut ici encore signifier descendant/successeur royal.
Nishmetakh, « ton souffle », souligne la dépendance vitale immédiate du roi envers Dieu.
La causalité est explicite : min-qodamohi, « de devant lui », renvoie au Dieu que Balthazar n’a pas honoré.
Mene, teqel et peres/parsin évoquent mine, sicle et fractions de poids tout en permettant les jeux verbaux des vv. 26–28.
Menah signifie compter, numéroter, assigner ; la forme du mot permet le jeu avec une unité monétaire.
Teqel correspond au verbe « peser » et rappelle le shekel/sicle.
Le jeu sonore peres/Paras est intraduisible sans explication ; il relie division du royaume et Perse.
La récompense est narrative mais devient presque ironique, puisque le royaume va tomber la nuit même.
La brièveté du verset contraste avec le faste du banquet initial.