Daniel
IntroductionDaniel 7
Analyse du texte source · restitution Philologique
Resh millin, litt. « tête des paroles », signifie l’essentiel/le sommaire du contenu.
La « grande mer » peut être symbolique avant d’être géographique ; le texte met surtout l’accent sur le chaos.
Ḥewan : bêtes/animaux. La différence entre elles prépare leur identification comme puissances successives.
Le motif rappelle l’abaissement puis la réhumanisation de Nabuchodonosor au chapitre 4, sans que l’équivalence soit explicitement formulée ici.
La forme passive « on lui disait » laisse l’agent non exprimé ; l’ordre implique néanmoins une autorisation supérieure.
Yehiv : « fut donnée », passif théologique important dans Daniel 7.
La mention du fer crée un lien lexical avec le quatrième royaume de Daniel 2.
Ravravan : « grandes choses », ici paroles d’arrogance ou de prétention.
Remiw peut signifier « furent placés » mais littéralement « furent jetés ». ‘Attiq yomin : « Ancien des jours ».
Dina yetiv peut signifier « le tribunal siégea » ou « le jugement s’assit » ; l’idée judiciaire est certaine.
Le passif « fut donnée » inscrit encore le jugement dans une autorité supérieure.
La distinction entre perte de domination et maintien temporaire de vie est explicite.
Kevar ’enash signifie litt. « comme un fils d’homme / comme un être humain ». Le texte décrit d’abord une figure, avant son interprétation communautaire aux v.18 et 27.
Le verbe pelaḥ, « servir », peut prendre une nuance cultuelle forte en Daniel araméen ; son emploi ici est donc significatif.
Nidneh est rare et peut désigner l’enveloppe/le corps. Le sens général est celui d’un trouble intérieur profond.
Yatsiva : la certitude/la vérité. Peshar : interprétation, terme central du Daniel araméen.
« Rois » peut représenter les royaumes qu’ils incarnent ; le v.23 parlera explicitement d’un quatrième royaume.
Qaddishey ‘elyonin : « saints du Très-Haut » ou, grammaticalement, « saints des Très-Hauts » ; le sens théologique vise le peuple saint relevant du Dieu suprême.
Les griffes de bronze n’étaient pas mentionnées au v.7 ; l’interprétation récapitulative enrichit donc la description.
Rav min-ḥavvatah : plus grande/imposante que ses compagnes, bien qu’elle soit apparue d’abord « petite ».
Yekhlah lehon : « elle l’emportait sur eux / était plus forte qu’eux ».
Dina yehiv : « jugement fut donné ». Cela peut signifier sentence en leur faveur ou autorité de juger ; le contexte favorise d’abord la vindication.
Le vocabulaire reprend Daniel 2 : quatrième royaume, puissance écrasante, universalité rhétorique.
Yehashpil : abaisser/humilier, parallèle au déracinement des trois cornes au v.8.
‘Iddan, ‘iddanin ufelag ‘iddan : litt. « un temps, des temps et une moitié de temps ». L’interprétation chronologique exacte est laissée ouverte par la formulation symbolique.
Le sujet pluriel implicite peut être le tribunal céleste ; le résultat est la suppression définitive de la domination hostile.
Le pronom singulier de « son royaume » peut renvoyer au Très-Haut ou au peuple représenté collectivement ; l’ambiguïté mérite d’être conservée.
Le mot ziw désigne éclat/apparence du visage. Le changement extérieur reflète l’impact intérieur de la vision.