Daniel 8

Analyse du texte source · restitution Philologique

Le changement linguistique est important : Daniel 8 revient à l’hébreu après l’araméen de 2,4b–7,28.

Bîrah : citadelle/palais fortifié. ’Ubal : canal, probablement un cours artificiel ou bras d’eau.

Le détail de la corne tardive mais plus haute traduit une hiérarchie interne au pouvoir représenté.

« Vers la mer » équivaut ici à l’ouest dans l’orientation géographique biblique.

Qeren ḥazut : corne remarquable/visible, litt. « corne de vision/apparence ».

Ba‘al haqqernayim : « possesseur des deux cornes », formule emphatique.

Hitmarmar : s’aigrir/s’emporter avec violence.

Le v.22 interprétera explicitement ces quatre cornes comme quatre royaumes issus de la nation grecque.

Ha-tsevi : « la beauté/le joyau », généralement compris ici comme la terre d’Israël.

Tsava’ hashshamayim peut désigner l’armée céleste ou, symboliquement, le peuple saint associé au ciel.

Ha-tamid signifie litt. « le continuel », sous-entendu le sacrifice régulier. La syntaxe du verset est difficile et certains verbes sont passifs.

La relation syntaxique entre « armée », « tamid » et « transgression » est condensée et discutée ; Philologique doit la laisser visible.

Palmoni est obscur : probablement « tel saint / celui qui compte », d’où diverses interprétations anciennes.

‘Erev-boqer : « soir-matin ». Wenitsdaq qodesh : « le sanctuaire sera justifié/rétabli dans son droit/purifié » ; le verbe est juridique plus que rituel.

Kemareh-gaver : « comme l’apparence d’un homme/guerrier ». Le mot gaver désigne un homme adulte.

Gavri’el : « Dieu est mon homme fort / ma force », nom propre angélique.

‘Et-qets : « temps de la fin », expression eschatologique dont le référent doit être déterminé par le contexte de la vision.

Nirdamti : être plongé dans un sommeil/état de stupeur profond.

Mo‘ed : temps fixé/rendez-vous déterminé. L’idée de limite temporelle est centrale.

Le pluriel « rois » peut désigner les deux composantes de l’empire médo-perse.

Yavan désigne les Grecs/Ioniens. L’identification du « premier roi » est laissée implicite par le texte.

Le suffixe de « sa force » renvoie naturellement à la grande corne/premier roi.

‘Az-panim : dur/audacieux de visage ; mevin ḥidot : comprenant énigmes, formule de sagacité redoutable.

« Non par sa force » est volontairement énigmatique : l’origine de cette puissance n’est pas explicitée.

Be’efes yad : « sans main », parallèle conceptuel à la pierre « non taillée par des mains » de Daniel 2.

Satam : fermer/sceller, c’est-à-dire préserver et tenir réservé.

Nihyeti : être épuisé/défait. La formule finale reconnaît explicitement la limite de la compréhension humaine.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage