Daniel
IntroductionDaniel 9
Analyse du texte source · restitution Philologique
La construction passive homlakh, « fut fait roi », laisse l’agent de l’intronisation non exprimé.
Sefarim, « livres/écrits », désigne ici un corpus écrit déjà consulté comme autorité prophétique.
Natan panim : litt. « donner sa face vers », expression d’orientation volontaire et intense.
Ḥesed : fidélité bienveillante d’alliance, plus riche qu’un simple sentiment de « bonté ».
La série ḥṭ’ / ‘wh / rš‘ / mrd couvre plusieurs registres de faute : péché, culpabilité, méchanceté, rébellion.
Le verbe shama‘ implique ici écouter au sens d’obéir.
Ma‘al : infidélité, violation d’un engagement sacré.
La répétition est rhétorique et confessionnelle, non redondante.
Les deux substantifs sont pluriels en hébreu, intensifiant l’idée de miséricorde et de pardon.
Torot est pluriel : instructions/enseignements, pas nécessairement seulement le Pentateuque comme corpus clos.
’Alah peut désigner malédiction jurée/imprécation d’alliance.
Qum devar : faire tenir/accomplir une parole.
Ḥillah et-penei : chercher à rendre favorable la face, implorer.
Shaqad : veiller attentivement, parfois avec jeu de sens chez Jérémie.
Le recours à l’Exode inscrit la prière dans la mémoire fondatrice d’Israël.
Tsedaqot au pluriel : actes justes/fidèles de Dieu, base de l’appel au rétablissement.
La fin lemaa‘an ’Adonai est textuellement remarquable : « à cause du Seigneur », parfois compris rhétoriquement « à cause de toi-même ».
Le pluriel raḥamim, « compassions », insiste sur la miséricorde abondante.
Le rythme serré des impératifs doit rester audible dans Proclamation.
La répétition de « mon Dieu » maintient la tonalité personnelle de l’intercession collective.
Mu‘af bi‘af est difficile : « volant rapidement / épuisé de vol ». Le contexte favorise l’idée d’arrivée rapide.
Le double vocabulaire śkl / byn insiste sur le discernement interprétatif.
Ḥamudot : « choses précieuses/désirables » ; appliqué à Daniel, « homme très précieux/bien-aimé ».
Shavu‘im signifie litt. « septaines », unités de sept ; le contexte de Jérémie invite à un calcul en années, mais le mot lui-même ne dit pas « années ». Qodesh qodashim peut désigner un lieu/objet très saint plutôt qu’une personne.
Mashiaḥ nagid : « oint, chef/prince ». L’absence d’article défini en hébreu permet une lecture non nécessairement titularisée. La ponctuation massorétique distingue sept septaines puis soixante-deux.
Yikkaret mashiaḥ : « un oint sera retranché ». We’en lo : « et il n’a rien / personne pour lui », expression concise et débattue.
Higbir berit : rendre forte/imposer une alliance. Kanaf shiqqutsim meshomem est extrêmement condensé : « aile des abominations, dévastateur ». Le référent du sujet ne doit pas être fixé sans argument externe.