Baruch
IntroductionBaruch 3
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Seigneur tout-puissant, Dieu d’Israël, nous crions vers toi avec une âme accablée et un esprit découragé.
Écoute-nous, Seigneur, et prends pitié de nous, car nous reconnaissons avoir péché contre toi.
Toi, tu demeures pour toujours ; nous, nous sommes fragiles et voués à disparaître.
Seigneur tout-puissant, Dieu d’Israël, écoute la prière de ton peuple marqué par la mort et de la génération issue de ceux qui ont péché contre toi. Nos pères n’ont pas écouté ta voix, et les malheurs se sont attachés à nous.
Ne garde pas devant toi la mémoire de leurs fautes ; souviens-toi plutôt maintenant de ta puissance et de ton nom.
Car tu es le Seigneur notre Dieu, et c’est toi que nous voulons louer.
Tu as mis en nous la crainte de ton nom pour que nous puissions t’invoquer. Même en exil, nous te louerons, car nous avons rejeté de notre cœur l’injustice dont nos pères s’étaient rendus coupables devant toi.
Nous vivons aujourd’hui dispersés dans les pays d’exil, exposés à l’humiliation et au jugement à cause des fautes de nos ancêtres qui se sont éloignés du Seigneur notre Dieu.
Israël, écoute les commandements qui conduisent à la vie ; prête attention et apprends où se trouve la véritable prudence.
Pourquoi, Israël, vis-tu maintenant chez tes ennemis ? Pourquoi vieillis-tu sur une terre étrangère, comme si tu partageais le sort des morts ?
Tu es devenu semblable à ceux qui descendent vers le séjour des morts.
La cause profonde est simple : tu as abandonné la source même de la Sagesse.
Si tu avais marché dans la voie de Dieu, tu aurais vécu durablement dans la paix.
Cherche donc où se trouvent la prudence, la force et l’intelligence ; tu découvriras en même temps où se trouvent la vie durable, la lumière pour les yeux et la paix.
Mais qui a découvert la demeure de la Sagesse ? Qui a réussi à pénétrer dans ses trésors ?
Que sont devenus les grands chefs des nations, ceux qui dominaient jusqu’aux animaux de la terre ?
Où sont ceux qui faisaient des oiseaux leur divertissement et amassaient sans fin l’argent et l’or dans lesquels les humains placent leur confiance ?
Où sont les artisans qui travaillaient l’argent avec une telle habileté qu’on ne pouvait compter leurs réalisations ?
Ils ont tous disparu et sont descendus au séjour des morts ; d’autres générations se sont levées à leur place.
Ces nouvelles générations ont vu le jour et vécu sur la terre, mais elles non plus n’ont pas découvert le chemin de la connaissance.
Elles n’en ont pas compris les sentiers ni réussi à la saisir, et leurs propres enfants se sont encore éloignés de sa voie.
On ne peut pas dire que Canaan l’ait possédée, ni que Témân l’ait vue.
Les descendants d’Agar qui recherchent l’intelligence, les marchands de Merrân et de Témân, les conteurs et tous les chercheurs de savoir n’ont pas davantage découvert le chemin de la Sagesse ni gardé la mémoire de ses sentiers.
Israël, regarde plutôt l’immensité de la demeure de Dieu et l’étendue sans mesure du domaine qui lui appartient.
Son œuvre est immense, sans limite, élevée au-delà de toute mesure humaine.
C’est dans ce vaste monde que vécurent autrefois les géants célèbres, hommes de haute stature et redoutables au combat.
Mais Dieu ne les avait pas choisis pour cela et ne leur avait pas confié le chemin de la véritable connaissance.
Ils ont péri parce qu’ils manquaient de prudence ; leur absence de discernement a conduit à leur perte.
Qui pourrait monter jusqu’au ciel pour saisir la Sagesse et la faire descendre des nuées ?
Qui pourrait traverser la mer pour la trouver et revenir avec elle, même au prix du meilleur or ?
Personne par ses propres moyens ne connaît sa route ni ne sait où passe son sentier.
Mais celui qui connaît toutes choses connaît aussi la Sagesse. Par son intelligence, il l’a trouvée : c’est lui qui a fondé la terre et l’a remplie de créatures vivantes.
Il envoie la lumière, et elle part ; il la rappelle, et elle revient, obéissant à sa voix.
Les étoiles brillent à leur poste et semblent se réjouir d’accomplir leur service.
Il les appelle, elles répondent : « Nous voici ! » et elles brillent avec joie devant celui qui les a créées.
Voilà qui est notre Dieu : personne ne peut lui être comparé.
Lui seul connaît entièrement le chemin de la connaissance, et c’est lui qui l’a donné à Jacob son serviteur, à Israël qu’il aime.
C’est ainsi que la Sagesse est apparue sur la terre et qu’elle a vécu parmi les humains.