Baruch
IntroductionBaruch 3
Analyse du texte source · restitution Philologique
Pantokratōr : maître de tout / tout-puissant. En stenois, « dans des étroits », idiome de détresse.
Eleēson : aie pitié, fais miséricorde.
Kathēmenos ton aiōna : siégeant/demeurant pour l’âge. Le second ton aiōna intensifie la perspective de disparition.
Τῶν τεθνηκότων signifie littéralement « des morts ». Une rétroversion très plausible suppose une confusion entre hébreu מֵתֵי, « morts de », et מְתֵי, « hommes de » ; le grec Swete est néanmoins conservé dans la Littérale.
« Main » est métonymie de puissance active.
Aineō : louer, célébrer.
Phobos theou est ici respect religieux orientant vers l’invocation du nom.
Ophlēsis : dette, obligation, culpabilité encourue ; le mot est moins courant que les deux termes précédents.
Enōtizomai : mettre dans l’oreille, prêter l’oreille. Phronēsis : prudence, intelligence pratique.
La série de questions dramatise la condition d’exil.
Hadēs : séjour des morts, non encore l’enfer au sens théologique ultérieur.
Pēgē tēs sophias : source/fontaine de la Sagesse.
La condition irréelle souligne le lien entre obéissance et paix perdue.
Makrobiōsis : longue durée de vie. « Lumière des yeux » est une image de vitalité et de perception.
Le référent féminin reste la Sagesse / prudence du passage.
La question attend la disparition de ces puissants, explicitée aux vv.19–20.
Empaizō peut signifier jouer avec/se jouer de ; le contexte peut évoquer chasse ou fauconnerie, mais le détail n’est pas assuré.
Tektaínō : façonner, travailler comme artisan. La dernière expression indique des œuvres innombrables/insondables.
Antanistēmi : se lever à la place de, succéder.
Le fichier a υεώτεροι, faute pour νεώτεροι, « plus jeunes ».
Antilambanomai : saisir, prendre part, s’attacher à.
Le fichier porte οἰμᾶν, vraisemblablement corruption de Θαιμάν/Témân, confirmé au verset suivant.
Mythologoi : conteurs, narrateurs de récits. Merrân est un toponyme ou ethnonyme transmis de façon incertaine.
Oikos et ktēsis peuvent évoquer demeure et domaine/possession.
La paire « sans fin / sans mesure » accentue l’inaccessibilité humaine.
Gigantes peut renvoyer aux anciens géants de la tradition biblique sans exiger une identification historique précise.
Le contraste porte sur élection et connaissance, non sur la simple existence des géants.
Aboulia : absence de conseil, imprudence, manque de discernement.
Le pronom féminin renvoie à la Sagesse/connaissance recherchée.
La dernière expression peut signifier « l’apporter pour/contre de l’or précieux ».
Enthymeomai : considérer, méditer, concevoir.
Le fichier porte ἄλλο, faute probable pour ἀλλ’ ὁ, « mais celui qui ».
La lumière est grammaticalement neutre en grec mais personnifiée par les verbes d’obéissance.
Phylakai : gardes, postes, veilles.
Paresmen : « nous sommes présentes / nous voici », formule de disponibilité.
Logizomai pros : être compté/comparé auprès de.
Autēn, féminin, renvoie à la voie/connaissance sapientielle.
Le grec n’exprime pas de sujet explicite. Le contexte immédiat permet de reprendre la Sagesse/connaissance féminine, tandis qu’une tradition ancienne a lu le sujet comme Dieu et, chrétiennement, de façon christologique. La restitution française choisit l’antécédent sapientiel sans effacer cette ambiguïté en Philologique.