Baruch
IntroductionBaruch 4
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La Sagesse dont nous parlions est le livre des commandements de Dieu, la Loi qui demeure. Ceux qui s’y attachent vont vers la vie ; ceux qui l’abandonnent prennent le chemin de la mort.
Jacob, reviens vers elle, saisis-la et marche dans la lumière qu’elle répand devant toi.
Ne livre pas à d’autres la gloire qui t’a été confiée ni à des peuples étrangers le trésor qui t’appartient.
Israël, nous sommes heureux, car Dieu nous a fait connaître ce qui lui plaît.
Courage, mon peuple, toi qui gardes vivante la mémoire d’Israël.
Vous avez été livrés aux nations, mais non pour être détruits définitivement : c’est parce que vous avez provoqué Dieu que vous avez été remis entre les mains de vos ennemis.
Vous avez irrité votre Créateur en offrant des sacrifices à des puissances qui ne sont pas Dieu.
Vous avez oublié le Dieu éternel qui vous avait nourris et, par votre conduite, vous avez aussi attristé Jérusalem, la mère qui vous avait élevés.
Quand elle vit tomber sur vous la colère de Dieu, Jérusalem dit : « Écoutez-moi, vous qui habitez autour de Sion : Dieu m’a plongée dans un immense deuil.
J’ai vu partir en captivité mes fils et mes filles, parce que l’Éternel a laissé ce jugement venir sur eux.
Je les avais élevés dans la joie ; je les ai vus partir au milieu des larmes et du deuil.
Que personne ne se réjouisse de mon malheur. Me voici comme une veuve privée de tant d’enfants ; ma désolation vient des péchés de mes fils, qui se sont détournés de la Loi de Dieu.
Ils n’ont pas appris ses règles, ils n’ont pas marché dans les voies des commandements de Dieu et n’ont pas suivi les chemins où la discipline conduit à la justice.
Venez, peuples voisins de Sion, et gardez en mémoire la captivité de mes fils et de mes filles que l’Éternel a laissée venir sur eux.
Il a fait venir contre eux une nation lointaine, arrogante et de langue étrangère, qui n’a respecté ni les vieillards ni les enfants.
Cette nation a emmené les enfants bien-aimés de la veuve et l’a laissée seule, privée de ses filles.
Et moi, leur mère, quelle puissance ai-je pour les secourir ?
Celui qui a fait venir ce jugement est aussi celui qui vous arrachera à la main de vos ennemis.
Partez, mes enfants, partez ; moi, je demeure seule derrière vous.
J’ai retiré le vêtement de la paix et revêtu le sac de la supplication ; aussi longtemps que je vivrai, je crierai vers l’Éternel.
Courage, mes enfants ! Criez vers Dieu : lui vous délivrera de la domination et de la main de vos ennemis.
J’ai placé dans l’Éternel mon espérance pour votre salut, et le Saint m’a déjà donné de la joie en pensant à la miséricorde qui vous atteindra bientôt de la part de votre Sauveur éternel.
Je vous ai vus partir dans le deuil et les larmes ; Dieu vous ramènera vers moi dans une joie et une allégresse qui ne prendront pas fin.
Les peuples qui ont été témoins de votre captivité seront aussi témoins de votre salut lorsqu’il viendra de Dieu, accompagné de sa gloire et de sa splendeur.
Mes enfants, supportez avec patience le jugement de Dieu qui vous atteint. Votre ennemi vous a poursuivis, mais vous verrez bientôt sa chute et le renversement de sa puissance.
Mes enfants autrefois entourés de douceur ont dû marcher sur des chemins difficiles ; ils ont été emmenés comme un troupeau arraché par des ennemis.
Courage, mes enfants, et criez vers Dieu : celui qui a laissé venir ces événements se souviendra de vous.
Votre pensée vous avait conduits loin de Dieu ; maintenant que vous revenez, recherchez-le avec une ardeur bien plus grande encore.
Car celui qui a fait venir sur vous ces malheurs vous donnera avec le salut une joie qui demeure.
Courage, Jérusalem : celui qui t’a donné ton nom est aussi celui qui te consolera.
Malheur à ceux qui t’ont maltraitée et qui se sont réjouis lorsque tu es tombée.
Malheur aux villes qui ont asservi tes enfants, et malheur surtout à celle qui a accueilli tes fils comme captifs.
Elle s’est réjouie de ta chute et a célébré ta ruine ; elle connaîtra à son tour l’affliction lorsque sa propre dévastation viendra.
Dieu fera cesser la joie de ses foules et transformera son orgueil en deuil.
Un feu venant de l’Éternel la frappera durablement, et sa ruine sera telle qu’elle deviendra comme un lieu abandonné aux puissances mauvaises.
Jérusalem, tourne maintenant tes regards vers l’Orient et vois la joie que Dieu fait venir vers toi.
Voici tes fils que tu avais vus partir : ils reviennent rassemblés depuis l’Orient jusqu’à l’Occident, appelés par la parole du Saint et remplis de joie devant la gloire de Dieu.