1 Meqabyan
Introduction1 Meqabyan 8
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Écoute au sujet de la résurrection : on plante, les branches poussent, et Dieu fait venir le fruit de ce qui n’était pas encore.
Le petit arbre planté devient branches, feuilles et fruit.
Dieu nourrit les racines par deux seins : l’eau et la terre.
Vent et soleil nourrissent ; la racine donne l’eau aux feuilles, la terre donne la force.
L’Esprit de Dieu fait porter le fruit : ainsi sera la résurrection des morts.
« Des quatre vents je rassemblerai les âmes ; chaque élément est retourné à son lieu lorsque le corps s’est défait. »
La terre redevient poussière ; l’eau retourne à la rosée.
Le vent redevient air ; le feu devient chaleur du soleil.
L’esprit retourne dans la main du Créateur jusqu’au temps où il le fera revenir.
Les justes demeurent dans des maisons de lumière, les pécheurs dans des maisons de ténèbres, jusqu’au temps fixé.
« Ézéchiel, appelle depuis les quatre vents afin qu’ils se rassemblent en un seul souffle. »
Il parla une seule parole, et les quatre vents rendirent ce qui était dispersé.
L’eau rendit la rosée ; le soleil rendit la chaleur.
La terre rendit la poussière ; le vent rendit le souffle.
Dieu fit sortir l’âme de sa demeure ; une seule parole réunit tout, et la résurrection eut lieu.
Le soir tu dors, le matin tu te lèves : ton sommeil ressemble à la mort.
Le réveil ressemble à la résurrection ; la nuit à ce monde de ténèbres où tous dorment.
L’aube chasse les ténèbres ; l’homme se lève et part travailler : ainsi la résurrection.
Ainsi viendront le monde renouvelé et la résurrection, car ce monde passe comme la nuit.
Le soleil qui se lève figure le monde nouveau : « Dans le soleil il a placé sa tente. »
Dans le monde nouveau, Dieu lui-même sera lumière : soleil sans coucher, lampe qui ne s’éteint pas.
En un clin d’œil il relèvera les morts. Regarde le grain : s’il ne meurt pas dans la terre, il ne vit pas.
Le grain est mangé par la terre avec son enveloppe, comme le corps humain.
Un grain enfoui germe sept fois, reçoit le souffle de vie, enracine sa vie dans la terre et fait sortir une feuille.
Si elle ne meurt pas, elle ne vit pas ; lorsqu’elle germe, elle produit beaucoup.
Dieu met le fruit dans le grain et le revêt d’une enveloppe comme d’un corps.
Ne compte pas feuilles, tige, paille et barbes ; regarde combien le grain s’est multiplié.
Ne sois pas insensé : comme la semence se multiplie, les morts ressusciteront et chacun recevra selon ses œuvres.
Le blé ne devient pas orge, le cumin ne devient pas vesce.
Un figuier ne devient pas amandier ; un noyer ne devient pas vigne.
Le doux ne devient pas amer, ni l’amer doux par simple changement de saison.
Le pécheur ne devient pas juste par le seul fait de ressusciter, ni le juste pécheur. Chacun reçoit selon ses actes ; nul n’est jugé pour le péché d’un autre.
Le cèdre du Liban lui-même sèche sans la rosée de l’Hermon.
Le genévrier s’arrache de ses racines si la pluie ne descend pas sur lui.
Ainsi, sans la rosée de vie venant de Dieu, les morts ne se relèvent pas.