1 Meqabyan
Introduction1 Meqabyan 7
Nuances du texte source · restitution Déployée
Que tu sois roi ou gouverneur, qu’es-tu donc ? N’est-ce pas Dieu qui t’a créé ?
Il t’a fait venir du non-être afin que tu accomplisses sa volonté, marches selon son commandement et craignes son jugement. Comme tu peux t’irriter contre tes serviteurs et exercer autorité sur eux, il existe aussi au-dessus de toi quelqu’un qui peut s’irriter contre toi et qui a autorité sur toi.
Comme tu frappes sans miséricorde ceux qui commettent une faute, ainsi il y a Dieu qui peut te frapper et te jeter dans un jugement d’où il n’y a aucune sortie pour toujours.
L’argument raisonne a fortiori à partir du cérémonial royal.
Le pouvoir est de nouveau défini par la métaphore pastorale.
Ne favorise ni le grand ni le petit ; juge avec justice et droiture selon la charge que Dieu t’a confiée. Qui dois-tu craindre en dehors de lui ? Garde ses voies et ses commandements.
Ne te détourne ni à droite ni à gauche, comme Moïse l’ordonna aux fils d’Israël : « J’ai placé devant toi le feu et l’eau ; étends ta main vers ce que tu veux. »
Écoute la parole qui est placée devant toi afin d’écouter sa voix et d’accomplir son commandement. Ne dis pas : « Elle est au-delà de la mer, de l’abîme ou du fleuve ; qui me l’apportera afin que je voie, entende la parole de Dieu et accomplisse son commandement ? »
Ne dis pas non plus : « Qui montera pour moi au ciel et m’en fera descendre la parole de Dieu, afin que je l’entende et la mette en pratique ? » Car il est dit : « Voici, la parole est près de toi, dans ta bouche ; voici, elle est dans ta main. »
Si tu n’écoutes pas l’Écriture, tu n’écoutes pas le Seigneur ton Dieu ; si tu ne gardes pas sa parole, tu ne l’aimes pas et tu n’accomplis pas son commandement.
Tu es alors destiné au jugement éternel parce que tu n’as pas aimé son commandement ni accompli la volonté de celui qui t’a élevé et honoré au-dessus de tout ton peuple afin que tu le conduises avec justice.
Le titre élevé est immédiatement relié à la mémoire de Dieu.
À ceux qui ont fauté contre toi, donne correction et enseignement en te souvenant de la voie de Dieu, en rectifiant ta pensée et en jugeant avec équité.
Quand des parties plaident devant toi, ne fais pas acception de personnes et n’accepte pas de pot-de-vin d’un homme pour lui faire faveur ou pour opprimer un innocent ; toute la terre est sous ta responsabilité.
Formule de bénédiction/malédiction appliquée au roi.
Souviens-toi que tu ressusciteras d’entre les morts, que tu te tiendras devant lui et que tu seras interrogé sur tout ce que tu as fait, le mal comme le bien.
Si tu as fait le bien, tu habiteras dans la demeure des bons rois, dans les maisons de lumière ; mais si tu as fait le mal, tu habiteras dans la demeure des mauvais rois. Dieu ne sera pas impressionné par la grandeur de ta gloire.
Quand tu contemples la grandeur de ta majesté, les rangs de ton armée, les armes suspendues dans ton domaine, tes chevaux, les soldats placés sous ta main, ceux qui sonnent de la trompe et jouent de la harpe devant toi…
Le « cou épaissi » est une image biblique d’orgueil et d’endurcissement.
Le mot `məgəbna` relève de charge, administration, intendance.
La terminologie est nettement judiciaire et comptable.
Pour les rois de la terre, il n’y aura alors personne pour leur rendre honneur ; la couronne d’orgueil des gouverneurs tombera. Riches et pauvres se tiendront ensemble dans le jugement et la justice, car le juge est juste.
Le motif des livres ouverts devient central.
Au jour de la résurrection des morts, la terre rendra ce qui avait été confié à son sein et déposé en elle, comme une femme ne peut retenir son enfant lorsque l’heure de l’accouchement est arrivée.
Les nuages peuvent-ils retenir la pluie et refuser de la verser là où Dieu leur a ordonné ? De même, les morts ne peuvent manquer de ressusciter lorsque vient l’heure du relèvement : la parole de Dieu a fait venir toutes choses du non-être, et sa parole les a aussi fait descendre dans les profondeurs.
Et de nouveau, la parole de Dieu fera sortir tous les êtres des profondeurs, comme Moïse l’a dit : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Conclusion du développement des versets 24–26.
La citation est intégrée à la théologie du pouvoir du chapitre.
Formule deutéronomique de souveraineté.
« Je châtie et je fais miséricorde ; je fais descendre au Shéol et je fais remonter vers le ciel ; nul ne peut échapper à ma main. »
Ainsi Dieu dit aux rois et gouverneurs qui n’ont pas gardé son commandement : « Gardez ma loi et mon ordre afin d’entrer dans mon Royaume éternel, car le royaume terrestre passe ; du matin au soir, il s’en va. »
Avant-dernière maxime sur le renversement des conditions.
Conclusion lapidaire du chapitre.