1 Meqabyan
Introduction1 Meqabyan 6
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Les rois témoignent de sa justice : il fait régner dans la droiture ceux qui font sa volonté.
Une lumière inexprimable éclaire la demeure d’Abraham, Isaac, Jacob, David, Salomon, Ézéchias et des bons rois.
Ce n’est pas un palais de terre : il resplendit au ciel, avec un pavement d’or, d’argent et d’hyacinthe.
Topaze, émeraude, béryl, diamant : son éclat dépasse la pensée humaine.
L’Architecte lui-même l’a fait : pierres précieuses, or, argent, hyacinthe, émeraude, couleurs de pourpre.
Il est beau, admirable, pur et lumineux.
Il est paré de justice et de vérité, construit dans la grâce et la miséricorde.
L’eau de vie y coule, pure comme le soleil ; la demeure de lumière est entourée par la rosée de l’Hermon.
Dans ses cours poussent les fruits du paradis, les vignes et les oliviers ; leur parfum est doux et excellent.
Si un mortel y entrait, l’excès de joie et de parfum ferait presque sortir son âme.
Les bons rois qui ont fait la volonté de Dieu se réjouissent là, dans la vie éternelle du Royaume.
Si les rois ont fait le bien sur la terre, ils seront honorés, élevés et réjouis dans le ciel.
Ceux qui gouvernent injustement, sans délivrer l’opprimé, l’étranger ni l’orphelin, méprisent la voix du pauvre.
Ils ne sauvent pas le pauvre, ne nourrissent pas l’affamé, ne donnent pas à boire au assoiffé et n’écoutent pas le cri des hommes.
À la mesure de leur honneur sera leur honte lorsqu’arrivera le grand jour ; « Seigneur, ne me châtie pas dans ta colère. »
Il atteindra même rois et gouverneurs s’ils n’ont pas gardé ta loi.
Les âmes de tous sont dans sa main, la vie de tous dans son souffle ; il règne sur tous et juge tous.
Il sonde cœur et reins et exauce celui qui prie avec un cœur pur.
Il abat l’orgueil de ceux qui maltraitent veuves et orphelins.
Tu n’as pas pris ce trône par ta force : Dieu t’y a placé pour t’éprouver, comme Saül fut éprouvé lorsqu’il n’écouta pas Samuel.
« Va contre Amalec », dit le récit, en présentant cette guerre comme jugement de leur transgression et de leur idolâtrie.
Parce qu’ils avaient provoqué Dieu, Saül fut envoyé contre eux.
Saül épargna Agag et d’autres ; Dieu dit alors à Samuel : « Il a transgressé ma parole : arrache-lui son royaume. »
« Oins David, fils de Jessé, pour qu’il règne à sa place. »
Un esprit mauvais fut laissé sur Saül pour le tourmenter.
« Je t’ai donné le royaume pour faire ma volonté. Pourquoi te rebelles-tu contre celui qui t’a placé sur le trône ? »
Tu n’as pas compris combien grand était l’honneur qui t’avait été donné.
Samuel entra auprès de Saül ; Agag, roi d’Amalec, se tenait à sa gauche.
« Pourquoi as-tu été aveugle à la parole de Dieu qui t’avait donné cet ordre ? »
Saül saisit le vêtement de Samuel ; il se déchira lorsque le prophète refusa de revenir.
« Dieu a déchiré ton royaume. »
« Honore-moi devant le peuple », demanda Saül. Samuel refusa : il craignait Dieu, non le roi mortel.
Samuel frappa Agag alors que la nourriture était encore dans sa bouche.
Un esprit mauvais saisit Saül ; Dieu ne favorise pas le roi injuste, car il est le Roi des rois.
Nul ne lui commande ; il est Seigneur de toute créature et renverse les pouvoirs qui ne le craignent pas.
Le royaume fut retiré à Saül : la maison de David montait, celle de Saül descendait.
Le texte dit que Saül fut jugé pour avoir refusé d’exécuter le jugement confié contre les ennemis de Dieu.
Celui qui a reçu l’autorité de juger et refuse de l’exercer contre l’injustice devient lui-même coupable, selon le texte.