1 Maccabées
Introduction1 Maccabées 1
Analyse du texte source · restitution Philologique
Χεττιίμ transcrit Kittim, terme traditionnel appliqué ici au monde macédonien. πατάσσω signifie frapper et, en contexte militaire, vaincre. La finale πρότερον ἐπὶ τὴν Ἑλλάδα est elliptique : elle situe antérieurement son pouvoir sur la Grèce.
συνίστημι avec πόλεμος signifie engager ou susciter des guerres. κρατέω exprime la prise de contrôle ; ὀχύρωμα désigne une place fortifiée.
σκῦλα désigne les dépouilles ou le butin de guerre. ἡσύχασεν ἡ γῆ, littéralement « la terre se reposa/se tut », figure la soumission. ἐπήρθη ἡ καρδία exprime l’orgueil par l’image du cœur élevé.
δύναμις désigne ici une force militaire. τύραννοι ne porte pas nécessairement le sens moral moderne de « tyrans » : le terme peut désigner des souverains locaux. φόρος est le tribut.
κοίτη est la couche ou le lit. Le présent ἀποθνῄσκει après ἔγνω donne l’idée qu’il comprend que sa mort est désormais en cours ou imminente.
παῖδες peut signifier serviteurs ou proches, non nécessairement « fils ». συνεκτρόφοι désigne ceux qui ont été élevés ensemble. Le participe ζῶντος souligne que le partage est présenté comme antérieur à sa mort.
Et Alexandre régna douze ans, et il mourut.
ἐπικρατέω signifie prendre ou conserver l’ascendant, dominer. τόπος reste volontairement vague : lieu, territoire, domaine.
διαδήματα désigne les diadèmes, insignes de royauté hellénistique. πληθύνω signifie multiplier ou devenir nombreux.
ῥίζα ἁμαρτωλός est littéralement « racine pécheresse », image évaluative appliquée à Antiochos. ὅμηρος signifie otage. La datation est donnée selon l’ère séleucide.
υἱοὶ παράνομοι, littéralement « fils sans loi », est un idiome caractérisant ceux qui transgressent la norme. διαθήκη signifie alliance ou pacte ; l’emploi est volontairement chargé dans un contexte biblique d’alliance.
ἠγαθύνθη ... ἐν ὀφθαλμοῖς αὐτῶν est un tour sémitisant : « cela fut bon à leurs yeux », c’est-à-dire cela leur plut.
δικαιώματα désigne normalement des prescriptions ou ordonnances ; son emploi pour les coutumes des nations crée un contraste avec les prescriptions d’Israël. ἐξουσία signifie autorité ou permission.
γυμνάσιον est le gymnase grec, institution d’éducation et d’exercice civique. νόμιμα désigne les usages ou coutumes reconnus.
ἐποίησαν ἑαυτοῖς ἀκροβυστίας signifie littéralement « ils se firent des prépuces », référence à des procédés destinés à masquer la circoncision. ἀφίστημι marque l’abandon de l’alliance ; πωλέω à la voix passive, « se vendre », intensifie l’asservissement au mal.
ἡτοιμάσθη ἡ βασιλεία, littéralement « le royaume/la royauté fut préparé(e) », exprime l’affermissement du pouvoir. ὑπολαμβάνω peut signifier concevoir, entreprendre ou se mettre en tête.
ὄχλος βαρύς, littéralement « foule lourde », est un sémitisme pour une force nombreuse et imposante. στόλος désigne ici une flotte.
ἐντρέπω au passif exprime ici le recul ou la mise en fuite. τραυματίαι signifie « blessés » ; le grec ne dit pas explicitement qu’ils moururent tous.
καταλαμβάνομαι signifie saisir, s’emparer de. σκῦλα désigne le butin ou les dépouilles de guerre.
Le double ἀνέβη, « il monta », conserve l’idiome biblique de la montée vers Juda puis Jérusalem. La datation est formulée dans l’ère séleucide.
ἁγίασμα désigne le sanctuaire, plus précisément que le Temple dans son ensemble. λυχνία τοῦ φωτός est le chandelier de la lumière.
τράπεζα τῆς προθέσεως est la « table de la présentation », associée aux pains déposés devant Dieu. ἐλέπισεν, de λεπίς/λεπίζω, signifie enlever une couche ou dépouiller le revêtement.
σκεύη ἐπιθυμητά signifie littéralement « objets désirables », donc objets précieux ou de valeur. θησαυροὶ ἀπόκρυφοι sont des trésors cachés.
φονοκτονία est un substantif fort formé sur le meurtre et la mise à mort, d’où « massacre ». ὑπερηφανία désigne l’orgueil ou l’arrogance.
πένθος μέγα est « un grand deuil ». Le pluriel ἐν παντὶ τόπῳ αὐτῶν renvoie aux différents lieux d’habitation d’Israël.
ἀσθενέω signifie être faible, défaillir. ἀλλοιόω signifie changer, altérer ; appliqué à la beauté, il évoque son flétrissement sous le deuil.
θρῆνος est une lamentation funèbre. παστός désigne ici la chambre ou le pavillon nuptial ; le contraste transforme la joie des noces en deuil.
ἐνδύομαι αἰσχύνην, littéralement « revêtir la honte », est une image sémitisante de déshonneur collectif. σείω exprime l’ébranlement.
μετὰ δύο ἔτη ἡμερῶν, littéralement « après deux années de jours », est une tournure sémitisante pour deux années complètes. ἄρχων φορολογίας est un responsable de la perception du tribut.
λόγοι εἰρηνικοί signifie « paroles pacifiques/de paix », immédiatement qualifiées par ἐν δόλῳ, « avec ruse ». πληγή peut désigner un coup, une frappe ou un désastre infligé.
σκῦλα désigne le butin. καθαιρέω signifie abattre, renverser, démolir.
κληρονομέω signifie normalement « hériter, prendre possession en héritage » ; son emploi pour le bétail pris comme butin accentue la dépossession.
ἄκρα signifie hauteur fortifiée ou citadelle ; dans ce contexte le terme en vient à désigner la forteresse séleucide de Jérusalem.
ἔθνος ἁμαρτωλόν est littéralement « nation pécheresse ». παράνομοι signifie sans loi, transgresseurs. ἐνισχύω exprime le fait de se fortifier ou de devenir puissant.
παρατίθημι et ἀποτίθημι décrivent ici le stockage. παγίς signifie piège ou filet, image de la menace permanente exercée par la forteresse.
ἔνεδρον est une embuscade ou position d’affût. διάβολος signifie ici adversaire, calomniateur ou accusateur ; le contexte n’en fait pas un nom propre.
μιαίνω signifie souiller, rendre impur. La répétition de ἁγίασμα encadre l’opposition entre le lieu consacré et le sang innocent versé.
ἀλλότριος signifie étranger ou appartenant à un autre. Le verset personnifie Jérusalem : elle devient « étrangère » à ses γενήματα, sa descendance ou ses propres enfants.
Le verset est construit sur une série de transformations avec στρέφω : fête → deuil, sabbat → opprobre, honneur → mépris. ἐξουδένωσις signifie dépréciation, réduction à rien.
κατὰ τὴν δόξαν αὐτῆς établit une proportion rhétorique entre gloire et déshonneur. ὕψος signifie hauteur, élévation, grandeur.
εἶναι πάντας εἰς λαὸν ἕνα signifie littéralement « que tous soient en un seul peuple » et exprime un programme d’uniformisation.
νόμιμα désigne des usages, coutumes ou prescriptions traditionnelles. λόγος τοῦ βασιλέως est ici l’ordre ou décret royal.
λατρεία désigne service ou culte. Le dernier membre transmet ἀποδιδόναι τὸ σάββατον dans un contexte d’abandon des usages juifs ; le sens contextuel est la profanation du sabbat, même si la formulation verbale est inhabituelle.
ἐν χειρὶ ἀγγέλων est un sémitisme : « par la main de messagers ». πορεύομαι ὀπίσω, « marcher derrière », signifie suivre ou adopter une pratique.
κωλύω signifie empêcher ou interdire. ὁλοκαύτωμα est l’holocauste ; σπονδή la libation. βεβηλόω signifie profaner, rendre non sacré.
ἁγίους est un pluriel substantivé de « saints/sacrés ». Le grec permet de viser des personnes consacrées ou, selon le contexte, des réalités saintes ; il vaut mieux ne pas réduire automatiquement le terme à des objets.
τέμενος est une enceinte ou domaine sacré ; εἰδώλιον est un diminutif lié à εἴδωλον, image/idole. κοινός, littéralement « commun », prend ici un sens rituel : non pur, profane.
ἀπερίτμητος signifie incirconcis. βδελύσσω signifie rendre abominable ou inspirer l’horreur ; ψυχή peut désigner la personne ou la vie, pas seulement « l’âme » au sens philosophique.
δικαιώματα signifie prescriptions, statuts ou ordonnances. Le couple ἐπιλανθάνομαι / ἀλλάσσω oppose oubli de la Loi et modification de ses prescriptions.
La phrase ὃς ἂν μὴ ποιήσῃ ... ἀποθανεῖται est une formulation juridique conditionnelle suivie de la sanction capitale.
ἐπίσκοποι signifie ici surveillants ou inspecteurs royaux ; il ne faut pas importer dans ce contexte le sens ecclésiastique ultérieur du mot.
Le participe ὁ ἐγκαταλείπων, « celui qui abandonne », caractérise l’attitude durable envers la Loi.
κρυφά désigne des lieux cachés. φυγαδευτήριον est un lieu de fuite, un refuge pour fugitifs.
βδέλυγμα ἐρημώσεως signifie littéralement « abomination de désolation ». βδέλυγμα désigne une chose cultuellement odieuse ; le génitif ἐρημώσεως associe cette abomination à la dévastation ou désolation. Le texte distingue ici θυσιαστήριον, l’autel légitime, des βωμοί élevés ailleurs.
θυμιάω signifie faire fumer, brûler de l’encens. πλατεῖαι désigne les places ou larges espaces publics.
κατασχίζω signifie déchirer en morceaux ; ἐμπυρίζω, brûler au feu. Le pluriel βιβλία suppose des rouleaux ou copies de la Loi.
βιβλίον διαθήκης est « livre de l’alliance », expression pouvant désigner un rouleau de la Loi. συνευδοκέω signifie approuver, consentir avec. σύγκριμα est une décision, sentence ou décret.
ἐν ἰσχύϊ αὐτῶν souligne l’usage de leur puissance. Le redoublement παντὶ μηνὶ καὶ μηνί signifie « chaque mois / mois après mois » et marque la répétition organisée.
Et le vingt-cinquième du mois, ils sacrifiaient sur le bômos qui était sur le thysiastèrion.
Le participe féminin περιτετμηκυίας attribue grammaticalement l’action aux femmes ; en français, « avaient fait circoncire » rend naturellement leur responsabilité dans l’acte.
Et ils suspendirent les nourrissons au cou de celles-ci ; ils mirent à mort aussi leurs maisonnées et ceux qui les avaient circoncis.
κραταιόω et ὀχυρόω expriment l’affermissement. κοινά signifie littéralement « choses communes » ; dans ce contexte alimentaire, le mot désigne ce qui est rituellement impur ou profane.
ἐπιδέχομαι signifie accepter, accueillir ou consentir à. Les deux propositions finales en ἵνα présentent la mort comme le prix assumé pour éviter souillure et profanation.
ὀργή signifie colère ou courroux. Le texte ne nomme pas explicitement son sujet ; la traduction évite donc d’ajouter « de Dieu » même si le vocabulaire peut évoquer des cadres bibliques de jugement.