Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 8
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Aséneth est enfin amenée devant Joseph. Son père essaie de rendre la rencontre possible en les présentant comme frère et sœur : tous deux vivent dans la virginité et évitent les relations qu’ils considèrent comme étrangères à leur foi.
Leur premier échange est respectueux : Aséneth salue l’homme béni par le Très-Haut ; Joseph répond par une bénédiction au nom du Dieu qui donne la vie à toute chose.
Pentéphrès invita alors sa fille à embrasser Joseph comme un frère.
Aséneth s’avança, mais Joseph étendit sa main droite devant sa poitrine et arrêta le geste avant le contact.
Il explique la distance qui les sépare encore : leur vie religieuse n’est pas la même. Il décrit sa propre communion avec le Dieu vivant par les images du pain de vie, de la coupe d’immortalité et de l’onction d’incorruptibilité, tandis qu’il décrit le culte des idoles par des images inverses de mort, de piège et de destruction.
Joseph expliqua que l’intimité du baiser devait, selon sa règle, rester dans le cercle de ceux qui bénissent le Dieu vivant : mère, sœur, parente ou épouse.
Il appliquait la même frontière à une femme craignant Dieu envers un homme étranger : dans son monde religieux, cette proximité lui paraît incompatible avec la fidélité au Dieu vivant.
La réaction d’Aséneth change tout : elle ne se met pas en colère, mais pleure.
Joseph, voyant sa douleur, ne la méprise pas. Sa compassion l’emporte et il lève la main pour prier sur elle.
Il demande au Dieu d’Israël, source de toute vie, de faire passer Aséneth des ténèbres à la lumière, de l’erreur à la vérité, de la mort à la vie.
Puis il demande plus encore : qu’elle soit renouvelée par l’Esprit, recréée et vivifiée, qu’elle reçoive la vie et la bénédiction de Dieu et qu’elle entre dans le repos réservé aux élus. La distance initiale devient ainsi le point de départ d’une prière de transformation.