Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 8
Compréhension immédiate · restitution Clarté · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
La mère d’Aséneth monta dans la chambre haute et conduisit sa fille auprès de Joseph. Pentéphrès lui dit : « Salue ton frère : lui aussi est vierge comme toi aujourd’hui ; il refuse toute femme étrangère, comme toi tu refuses tout homme étranger. »
Aséneth dit à Joseph : « Salut, seigneur, toi que le Dieu Très-Haut a béni. » Joseph répondit : « Que le Dieu qui donne la vie à toutes choses te bénisse. »
Pentéphrès dit à Aséneth : « Approche et embrasse ton frère. »
Lorsqu’elle s’avança pour l’embrasser, Joseph étendit sa main droite et la plaça devant sa poitrine.
Il dit : « Il ne convient pas à un homme qui craint Dieu — qui bénit de sa bouche le Dieu vivant, mange un pain béni [de vie, boit une coupe bénie d’immortalité et reçoit une onction bénie] d’incorruptibilité — d’embrasser une femme étrangère qui bénit de sa bouche des idoles mortes et sourdes, mange à leur table un pain de strangulation, boit de leurs libations une coupe de piège et reçoit une onction de perdition.
L’homme qui craint Dieu embrasse sa mère, sa sœur de sa tribu et de sa parenté, ainsi que la femme qui partage sa couche, lorsqu’elles bénissent le Dieu vivant.
De même, il ne convient pas à une femme qui craint Dieu d’embrasser un homme étranger, car cela est une abomination devant Dieu. »
Quand Aséneth entendit ces paroles, elle fut profondément attristée. Elle soupira, fixa Joseph du regard et ses yeux se remplirent de larmes.
Joseph la vit et fut rempli de compassion, car il était doux, miséricordieux et craignait le Seigneur. Il leva sa main droite au-dessus de la tête d’Aséneth et dit :
« Seigneur, Dieu de mon père Israël, Très-Haut et Puissant, toi qui donnes la vie à toutes choses, qui appelles des ténèbres à la lumière [de l’égarement à la vérité] et de la mort à la vie, toi-même, Seigneur, donne la vie à cette jeune fille et bénis-la.
Renouvelle-la par ton Esprit [refaçonne-la par ta main cachée, rends-la vivante de ta vie, qu’elle mange le pain de ta vie] et qu’elle boive la coupe de ta bénédiction. Toi qui l’as choisie avant qu’elle naisse, fais-la entrer dans ton repos que tu as préparé pour tes élus. »