Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 25
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le complot commence par échouer à l’intérieur même du palais : le fils de Pharaon veut tuer son père, mais les gardes lui refusent l’accès.
Il dissimule son intention sous un prétexte banal, celui d’une visite avant les vendanges de sa jeune vigne.
L’interdiction vient pourtant de Pharaon lui-même : malade et épuisé après une nuit de veille, il a ordonné que personne n’entre, pas même son premier-né.
Le prince repart donc sans avoir commis le parricide ; sa colère le pousse immédiatement vers la seconde partie du plan, l’embuscade contre Aséneth, avec cinquante archers montés.
Ailleurs, Nephtali et Asher prennent position contre leurs frères. Ils inscrivent le nouveau complot dans la continuité de l’ancienne faute commise contre Joseph et affirment que Dieu le garde avec une attention comparable à celle portée à la prunelle de l’œil.
Leur argument est historique et ironique : ceux qui avaient vendu Joseph n’ont pas empêché son élévation ; il est désormais celui qui gouverne, sauve et nourrit.
Ils annoncent qu’une nouvelle attaque contre lui provoquerait une défense divine, exprimée par les images de feu [et d’anges combattants].
Dan et Gad refusent l’avertissement. Leur réponse transforme encore la violence en enjeu de virilité : mieux vaut, selon eux, poursuivre le combat que « mourir comme des femmes ». La formule appartient aux personnages et à leur rhétorique, non au jugement éditorial.