Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 14
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Quand Aséneth termine enfin de dire devant Dieu tout ce qu’elle portait, le ciel commence à changer : l’étoile du matin se lève à l’orient. Elle y voit le premier signe qu’elle a été entendue.
« Dieu m’a écoutée ; la lumière approche et cette étoile en annonce déjà le jour. »
Puis le ciel semble s’ouvrir près de l’étoile, et une lumière impossible à décrire se répand.
Aséneth retombe dans la cendre, face contre terre. Un homme venu du ciel se tient près d’elle et l’appelle par son nom.
Elle ne comprend pas : sa porte est verrouillée, la tour est inaccessible. Comment quelqu’un a-t-il pu entrer ?
La voix répète : « Aséneth, Aséneth. » Elle répond enfin : « Me voici. Dis-moi qui tu es. »
L’homme se présente comme le chef de l’armée de la maison du Seigneur et le commandant des forces du Très-Haut. Il lui demande de se remettre debout pour entendre son message.
Quand elle ose regarder, elle reconnaît quelque chose de Joseph dans sa tenue royale, §163 mais tout le reste dépasse l’apparence humaine ordinaire : visage d’éclair, yeux de soleil, cheveux de feu, mains et pieds comme du métal incandescent.
La peur la renverse de nouveau à ses pieds.
Il ne vient pourtant pas pour la terrifier : « Courage. N’aie pas peur. Relève-toi. »
Le temps du deuil doit maintenant cesser. Elle doit enlever le noir, le sac et la cendre, puis se laver.
Elle doit reprendre un vêtement neuf et intact, ainsi que la double ceinture lumineuse qui marque sa virginité.
Alors seulement elle reviendra recevoir les paroles qui lui sont destinées.
Aséneth obéit : elle va chercher ses vêtements, abandonne la robe noire et revêt une robe nouvelle et lumineuse.
Elle enlève la corde et le sac et remet la double ceinture, à la taille et sur la poitrine.
Enfin elle se débarrasse de la cendre, lave son visage et couvre sa tête d’un beau voile : tout son aspect passe du deuil à la préparation d’une vie nouvelle.